Maladies cardiaques : le tai-chi apporterait un soutien psychologique précieux aux malades
Une étude publiée par la Société européenne de cardiologie (ESC) indique que le moral des patients atteints de pathologies cardiovasculaires s'améliorerait en pratiquant le tai-chi.
Si les maux physiques sont aisément visibles, la détresse psychologique est bien souvent plus pernicieuse. De nombreux patients atteints de maladies cardiaques, en plus de l’affaiblissement général lié à leur pathologie, souffrent de problèmes psychologiques plus ou moins importants qui peuvent engendrer des complications.
Pour sortir de ce cercle vicieux, des scientifiques ont établi un lien entre la pratique du tai-chi, un art martial chinois basé sur la posture et des mouvements lents, et une meilleure santé psychologique chez les adultes souffrant de problèmes cardiaques.
Le tai-chi, remède efficace contre la dépression ?
L’étude, réalisée par les scientifiques de l’université de l’Arizona, a été publiée sur le site internet de la Société européenne de Cardiologie. En compilant les résultats de 15 recherches impliquant 1853 patients, les chercheurs ont tenté d’établir un lien entre la santé psychologique des personnes atteintes de maladies cardiovasculaires et la pratique du tai-chi.
Ces pathologies ont en effet un impact direct sur le moral des patients puisque la dépression touche environ 20 % des patients souffrant de maladies cardiaques coronaires et des insuffisants cardiaques ou encore 35 % des personnes ayant survécu à un AVC.
Les résultats des différentes recherches menées par les spécialistes de l’université de l’Arizona démontrent une baisse du niveau de détresse psychologique chez les malades pratiquant le tai-chi. Une amélioration cependant moins probante chez les patients ayant souffert d’un AVC.
Un art martial ouvert à tous
Pour la Dre Ruth Taylor-Piliae, ce lien s’explique par la « synergie entre les postures et la respiration » qui est l’une des bases de la pratique du tai-chi. L’autre avantage est que la douceur de cet art martial lui permet d’être pratiqué par tous et qu’il est par exemple possible d’adapter les postures pour les faire sur une chaise par exemple.
La praticienne indique qu’il faut cependant se faire accompagner par un spécialiste et éviter de « s’autoformer » au tai-chi pour éviter les mauvaises postures qui pourraient faire plus de mal que de bien.
