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International

Royaume-Uni : pour la justice, la pollution de l’air a contribué à la mort d’une fillette à Londres

International
Par Jérôme,  publié le 16 décembre 2020 à 20h15.

Ella Adoo-Kissi-Debrah est décédée le 15 février 2013 à 9 ans d’une grave crise d’asthme après près de trois ans de crises répétées et une trentaine d’hospitalisations.

Mardi, une très attendue décision de justice est venue statuer que la pollution de l’air a constitué « une contribution matérielle » dans la mort d’une fillette de neuf ans à Londres. Philip Barlow, médecin-légiste adjoint de l’arrondissement londonien de Southwark a indiqué : « Ma conclusion est que la pollution de l’air a constitué une contribution matérielle dans la mort d’Ella » Adoo-Kissi-Debrah en 2013.

Une crise d’asthme fatale

La fillette vivait à Lewisham, à moins de 30 mètres du South circular, une voie très fréquentée du sud de la capitale britannique. C’est au mois de février 2013 qu’elle a succombé à une énième crise d’asthme, après trois ans de crises et une trentaine d’hospitalisations en lien avec ses difficultés respiratoires. Un an plus tard, la justice estimait que son décès était dû à une insuffisance respiratoire aiguë causée par un asthme sévère, et non à la pollution. Une issue judiciaire annulée en 2019, en partie à cause du rapport d’un spécialiste de la pollution de l’air, Stephen Holgate.

Un « lien frappant »

L’expert avait observé un « lien frappant » entre les dates des pics de pollution au dioxyde d’azote relevés près de chez elle, et les hospitalisations de la fillette. Le 8 décembre dernier, celui qui est professeur en immunopharmacologie à l’université de Southampton avait déclaré à l’occasion d’une audience : « Ella vivait sur le fil du rasoir. Cela signifie qu’un très petit changement peut avoir des conséquences dramatiques ». La pollution atmosphérique serait liée à un nombre de décès situé entre 28 000 et 36 000 au Royaume-Uni chaque année.

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La justice britannique a pour la première fois reconnu le rôle de la pollution de l'air dans un décès, estimant dans une décision très attendue qu'elle avait constitué "une contribution matérielle" dans la mort d'une fillette de neuf ans à Londres #AFP pic.twitter.com/jJic6cfLqo

— Agence France-Presse (@afpfr) December 16, 2020

Le Récap
  • Une crise d’asthme fatale
  • Un « lien frappant »
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