Trëmma, l’initiative d’Emmaüs pour encourager les dons en ligne
Depuis aujourd'hui, l'association compte se faire une place dans la marché de la revente de seconde main avec un site visant à financer des projets solidaires.
Si Trëmma, que lance aujourd’hui Emmaüs fonctionne comme les plateformes LeBonCoin ou Vinted, l’objectif est d’encourager le don en ligne des particuliers. Et la cible principale est constituée des « personnes qui n’ont pas le réflexe Emmaüs », les « jeunes, très connectés et engagés ». D’autre part, Emmaüs a observé récemment une baisse de la qualité des dons récoltés.
Une utilisation simple
Le communiqué d’Emmaüs met en avant la simplicité de son nouveau site : « Chaque utilisateur peut créer une annonce sur Trëmma » et elle sera ensuite « reprise par un modérateur, salarié.e en insertion, qui la complète, la met en vente sur label-emmaus.co ». A la différence des autres plateformes de ventes d’objets d’occasion, si l’objet trouve preneur, « le produit de la vente est reversé au projet de solidarité que le donateur a choisi ». Maud Sarda, directrice de Label Emmaüs, explique à l’AFP que « Le vendeur ne touche rien sur ce qu’il a vendu, mais peut demander un reçu fiscal portant sur 60% » de la vente.
Une baisse de la qualité des produits donnés
Emmaüs observe depuis environ dix ans « des dons qui avaient perdu en qualité », en raison de « la concurrence des plateformes comme Le Bon Coin ou Vinted ». En, effet, plus en plus de particuliers tentent de gagner un peu d’argent avec les biens dont ils souhaitent se séparer. Maud Sarda parle du « défi de continuer le réemploi des objets » pour Emmaüs qui « est construit depuis 70 ans sur le modèle d’économie circulaire. On est obligé de collecter beaucoup plus d’objets pour assurer le même niveau de recettes », précise-t-elle. Label Emmaüs revendique un catalogue de plus d’un million de produits d’occasion et « la réinsertion de 300 personnes en situation d’exclusion ».
