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Paris : une association dénonce les « chiffres trompeurs » de la RATP en terme de pollution dans le métro

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Par Jérôme,  publié le 28 janvier 2021 à 16h15.

L'association Respire estime que les capteurs mis en place par la régie de transports "ne révèlent pas les pics très élevés" de pollution aux particules fines.

 « La pollution de l’air à l’intérieur des stations de métro est préoccupante », s’alarme Respire dans un communiqué publié mercredi. L’association avait déjà révélé, à la fin 2019, des chiffres selon lesquels « la pollution de l’air à l’intérieur du métro atteint des niveaux énormes, jusqu’à 10 fois plus élevés qu’en surface ». Avec le syndicat autonome de la RATP (SAT-RATP), l’association a demandé à Jean-Baptiste Renard, directeur de recherche au LPC2E-CNRS à Orléans, de prendre des mesures avec un appareil qu’il a mis au point et qui est utilisé pour détecter les particules fines, et ce « entre le 24 septembre et le 2 décembre 2020 ».

Des capteurs « mal entretenus, peu performants »

Et l’association affirme que les relevés effectués par le spécialiste ne correspondent pas à ceux de la RATP dans certaines stations, particulièrement Châtelet. Et que « les capteurs de la RATP ne révèlent pas les pics très élevés », ou encore qu’au sein d’une même station avec des correspondances, « les valeurs peuvent varier du simple au triple » ou que « les stations de RER semblent particulièrement polluées ». Respire estime que le dispositif de surveillance de la qualité de l’air de la RATP est basé sur des « capteurs actuels, mal entretenus et peu performants, (qui) ne donnent pas une image réaliste de la situation de la pollution dans les stations ».

Un manque de transparence ?

L’association reproche un manque de transparence de la part de la RATP. Elle cite la gare d’Auber qui « ne communique plus ses résultats depuis juillet 2018 » ou celle Châtelet, qui « n’a pas communiqué de données en 2018 ». Pour Respire donc, « la RATP ne fait pas les efforts nécessaires pour évaluer sérieusement la qualité de l’air, alors que les niveaux mesurés atteignent des seuils préoccupants ». Elle réclame « un véritable système de surveillance de la qualité de l’air ».

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La réponse de la RATP

Mercredi matin, la Régie de transports parisiens a démenti les accusations à son encontre : « Ces mesures sont réalisées à l’aide d’appareils de référence régulièrement entretenus par un laboratoire accrédité par le Cofrac (Comité Français d’Accréditation) et par des auditeurs externes ». Elle ajoute que « toute autre mesure réalisée avec des capteurs portatifs, qui ne sont pas les appareils de référence, ne sont pas comparables aux mesures réalisées sur site. Il est important de souligner que la réponse de ces appareils portatifs varie en fonction de différents paramètres tel que l’humidité relative. Les résultats de ces appareils portatifs ne peuvent être qu’indicatifs et non véridiques ». Enfin, elle avance que « Depuis avril 2018 les données sur la qualité de l’air sont consultables en temps réel depuis le site dédié sur 3 stations représentatives et très fréquentées ».

Le Récap
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  • Un manque de transparence ?
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