L’UFC-Que Choisir dénonce les « pratiques scandaleuses » des sociétés de recouvrement de crédits
L’année 2021 est celle "de tous les dangers" pour les emprunteurs, rappelle l'association de défense des consommateurs.
L’UFC-Que Choisir alerte sur « les pratiques scandaleuses et parfois proches du harcèlement » des sociétés de recouvrement de crédits. Et l’année qui vient de commencer devrait se traduire par une « déflagration des impayés », indique l’association. Elle se dit inquiète de voir les banques se débarrasser de leurs « crédits pourris » auprès de ces sociétés, lesquelles vont ensuite faire pression sur l’emprunteur par le biais de méthodes « bien peu rassurantes ».
« Une mécanique simple »
UFC-Que Choisir décrypte la « mécanique simple » des sociétés : « Dans un premier temps, elles rachètent à vil prix des créances jugées irrécouvrables par les banques et dont certaines ne peuvent même plus être réclamées en justice. Dans un second temps, elles font le forcing pour en récupérer le paiement en totalité auprès des consommateurs ». Comment est opéré ce « forcing » ? « Harcèlement téléphonique », « honteuses pressions (ton menaçant, culpabilisation, chantage à la délation aux voisins, etc.) » sont évoqués et dénoncés.
Des créances « fantômes »
Et cela va même plus loin : parmi ces sociétés, il en est qui réclament le règlement de dettes »fantômes« , à l’instar des « crédits dont l’existence ne peut pas être démontrée ou qui ont déjà été remboursés, en particulier dans le cadre d’un plan de redressement élaboré par une commission de surendettement ». Dès lors, que demande l’association de défense des consommateurs ? « Un strict encadrement des sollicitations de la société de recouvrement l’ayant acquis », pour commencer. Ensuite, « l’interdiction de la vente par les banques et de l’achat par les sociétés de recouvrement des crédits ‘fantômes’ dont la validité ne peut être démontrée ». Elle appelle également de ses voeux que l’emprunteur puisse être averti par sa banque avant une potentielle vente de son crédit à une société de recouvrement, pour qu’il soit en mesure de racheter sa dette.
