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L’Anses alerte : « La race d’un chien ne suffit pas pour prédire le risque de morsure »

Actualité
Par Jérôme,  publié le 8 février 2021 à 16h15.

L'agence sanitaire indique que de nombreux autres facteurs ont une influence. Elle préconise entre autres de "créer un observatoire" des morsures pour collecter plus de données.

L’idée selon laquelle la race d’un chien détermine son degré de dangerosité a la vie dure. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) rappelle aujourd’hui que « La race ne suffit pas pour prédire et prévenir le risque de morsure ». Et qu’« aucune étude scientifique ne met en effet en évidence un risque plus élevé de morsure par les chiens de catégories 1 et 2 dits ‘dangereux’, comme les Pitbull et les Rottweiler par exemple ». Quoiqu’il arrive, il convient de ne jamais laisser seul un enfant avec un chien.

10 000 morsures par an, un nombre sous-estimé ?

Matthieu Schuler, directeur général délégué au pôle science de l’Anses, évoque un rapport de 2007 selon lequel « environ 10 000 morsures par an faisaient l’objet de mise sous surveillance sanitaire ». Mais d’après lui, « ce chiffre est certainement en-dessous de la réalité » . Il indique en outre qu’« il y a un très grand nombre de conditions qui conduisent à une morsure : certaines dépendent du chien, son développement, son bien-être… d’autres facteurs sont liés aux personnes, leur âge, le lieu où ça se déroule, le fait qu’ils soient attentifs ou non aux signaux du chien ».

Pour un « observatoire des morsures »

Pourquoi ce nombre déclaré de morsures est sans doute éloigné de la réalité ? Car elles doivent être déclarées en mairie, et cela n’est pas toujours fait loin s’en faut. L’Anses se dit favorable à la création d’« un observatoire des morsures qui permettrait d’enrichir les données disponibles, d’alimenter les travaux de recherche mais aussi de formuler des conseils plus ciblés et adaptés au risque existant ». Les professionnels doivent bien sûr y participer, mais les contributions citoyennes seraient également les bienvenues. Julie Chiron, coordinatrice de l’étude de l’Anses, rappelle que si les chiens mâles sont plus agressifs, tout comme ceux étant adultes, des facteurs comme un sevrage trop précoce, un contact avec l’humain trop tardif, les conditions de vie de l’animal, son éducation, sa santé participent également à sa potentielle dangerosité. Et que les enfants sont moins à même de détecter « les signaux de stress émis par un chien que les adultes ».

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#MorsureDeChiens – En France, environ 10 000 morsures de chiens sont enregistrées chaque année.
Ces morsures peuvent avoir des conséquences physiques, infectieuses et psychologiques pour les victimes. ⬇️ pic.twitter.com/s8NptenOQo

— Anses (@Anses_fr) February 8, 2021

Le Récap
  • 10 000 morsures par an, un nombre sous-estimé ?
  • Pour un « observatoire des morsures »
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