Covid-19 : pour Didier Raoult, la chicha pourrait être un facteur de propagation
Dans une vidéo, le fondateur de l'institut hospitalo-universitaire en maladies infectieuses de Marseille pose cette hypothèse.
« On a regardé ce qui pouvait être une nouvelle cause de transmission et à l’occasion d’une petite investigation […] Je n’avais pas réalisé l’ampleur qu’à pris la consommation de chicha dans nos pays européens et aux Etats-Unis, c’est devenu énorme ». Dans une vidéo publiée sur YouTube, voici comment le Pr Raoult qualifie le fait de fumer le narguilé, ou chicha : « Ce truc est dégueulasse […] si on se passe ce truc dans lequel il y a de la salive, y compris si on change l’embout, c’est un modèle expérimental extraordinaire pour transmettre des maladies respiratoires ».
Chicha : les justifications de Raoult
Et le très médiatique spécialiste des maladies infectieuses de relever que « le départ de l’épidémie en juillet a été plus particulièrement chez les jeunes alors qu’avant et après, ça a été chez les sujets plus âgés. On voit que c’est cette tranche d’âge, les 25-45 ans, dans laquelle il y a eu une explosion du nombre de cas. Il y a eu un facteur de risque qui est particulier à cet âge-là et qu’on ne trouve pas dans les autres infections respiratoires et qui est nouveau ».
Le ministère de la Santé « prévenu »
Toujours selon lui, « Les maladies infectieuses […] c’est toujours lié à l’usage d’une nouvelle technologie ou à un changement d’écosystème [or] ces choses-là n’existaient pas (…) il y avait déjà eu un travail qui a été fait sur la transmission des foyers de tuberculose en même temps que la chicha, c’est un travail qui a été fait en Australie ». Et il conclut : « J’ai prévenu le ministère de la Santé de mon opinion sur ce problème-là et donc je pense que dans la situation actuelle, il ne faut pas partager la chicha. […] L’usage commun des chichas représente un danger ».
