D’après l’ONU, la transmission du Covid pourrait devenir saisonnière « si elle persistait plusieurs années »
L'instance reconnaît que les données sont encore insuffisantes, mais des facteurs météorologiques pourraient être utiles à la surveillance de l'infection.
Aucune certitude pour l’heure car les données manquent, mais l’ONU annonce aujourd’hui que l’on pourrait se baser sur la météo et la qualité de l’air pour adapter les mesures de lutte contre la pandémie. Dans ce but, l’Organisation météorologique mondiale (OMM), qui dépend de l’ONU, a réuni 16 spécialistes en charge d’étudier l’influence de ces facteurs sur la pandémie. Et leur premier rapport suppose que la saisonnalité des maladies virales respiratoires invite à penser que le Covid « serait une maladie fortement saisonnière si elle persistait plusieurs années ».
« Surveiller et prévoir »
Ainsi, des études de modélisation des processus ont révélé que cette transmission « pourrait devenir saisonnière au fil du temps, ce qui suggère qu’il serait possible de s’appuyer sur les facteurs météorologiques et de qualité de l’air pour surveiller et prévoir » la maladie. Mais s’il est trop tôt pour l’affirmer à 100%, car la dynamique de la transmission du Covid l’an dernier « semble avoir été régulée principalement par les interventions gouvernementales plutôt que par les facteurs météorologiques ».
La saisonnalité de 2020 ne suffit pas
M. Ben Zaitchik, Coprésident de l’Equipe spéciale et membre du Département des sciences de la Terre et des planètes de l’Université Johns Hopkins, à Baltimore, résume : « À ce stade, les données disponibles ne corroborent pas l’utilisation des facteurs météorologiques et de qualité de l’air pour permettre aux gouvernements d’assouplir les mesures qu’ils prennent afin de réduire les transmissions ». Il ajoute qu’ » Au cours de la première année de la pandémie, nous avons observé des vagues de contamination lors des saisons chaudes et dans les régions chaudes. Rien ne prouve que cela ne pourrait pas se reproduire pendant l’année à venir ». Enfin, il n’a pas encore été prouvé qu’une mauvaise qualité de l’air ait un impact direct sur la transmission par voie aérienne du SARS-CoV-2.
