Des milliers d'individus sont visés par des courriels frauduleux les accusant de pédopornographie, ce qui, dans la panique, peut les amener à répondre et ainsi offrir une ouverture aux escrocs. Comment se protéger de ces attaques ?
TL;DR
- Des escrocs envoient des mails frauduleux accusant les destinataires de pédopornographie.
- Ils utilisent de vrais noms de policiers pour gagner en crédibilité.
- Ne jamais répondre à ces mails, mais les signaler à [email protected]
Alerte aux mails frauduleux : la nouvelle arnaque qui terrorise
Avec le développement d’Internet, les arnaques en ligne ont pris une ampleur considérable. Ces derniers temps, une nouvelle fraude fait rage dans nos boîtes mails. Des escrocs envoient des messages accusant sans fondement les destinataires de consultation d’images à caractère pédopornographique, un délit sévèrement puni par la loi.
La crédibilité des usurpateurs
Les auteurs de ces courriels frauduleux se font passer pour des agents fédéraux suisses réels, tels que Stéphane Theimer, Elisabeth Baume-Schneider ou Karin Keller-Sutter. Ils prétendent agir sous les ordres d’Ursula Von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Ce procédé manipulateur, couplé à la gravité des accusations, créé un sentiment d’urgence et de panique chez les destinataires.
Le contenu alarmant du mail
Dans le corps du message, les escrocs détaillent les prétendus délits commis par le destinataire sur Internet. Ils demandent des explications et menacent explicitement la personne concernée, l’invitant à répondre « sans délai« .
Les réflexes à adopter
Ce courriel, malgré son apparence alarmante, est une falsification. Les experts de Cybermalveillance.gouv.fr rappellent qu’un mail authentique provient d’une adresse se terminant par @interieur.gouv.fr. En outre, des fautes d’orthographe dans le mail doivent éveiller les soupçons. Il est impératif de ne pas répondre à ces messages mais de les transférer à [email protected] pour contribuer à l’enquête menée par l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC).
Si vous avez malheureusement répondu à ce courriel, il est conseillé de porter plainte et de prévenir votre banque, même si aucune transaction financière n’a été mentionnée. Les escrocs sont malheureusement pleins de ressources.