Ariège : suite aux attaques d’ours, le maire interdit la randonnée

4 ours ont attaqué des troupeaux pendant toute une nuit, mettant en danger la bergère et les agents de l'Office National de la Biodiversité malgré les tentatives d'effarouchement.

Si la situation est déjà dramatique pour les éleveurs, elle aurait pu tourner encore plus mal selon Alain Servat, maire de la commune d’Ustou. Les attaques d’ours se multiplient en effet depuis quelques semaines dans les environs avec, en point d’orgue, l’assaut de 4 ours sur un cheptel de 800 brebis dans la nuit du 15 au 16 juillet dernier.

Devant la menace, l’élu a tout simplement pris un arrêté interdisant la randonnée sur le territoire de sa commune.

Une bergère en danger

Ce sont nos confrères de La Dépêche qui relaient l’information. Alors que plusieurs attaques de troupeaux avaient déjà eu lieu (80 brebis auraient été tuées depuis le début de l’année), 4 ours (2 adultes et 2 oursons) se sont attaqués à des brebis en estivage au niveau du col d’Escots, à proximité de la frontière espagnole.

Selon le maire d’Ustou, la bergère était dans une situation particulièrement délicate avant de recevoir le renfort de trois agents de l’office national de la biodiversité. Malgré les tentatives d’effarouchement, les ours auraient mis beaucoup de temps à quitter les lieux. Les attaques se seraient multiplié toute la nuit, et ce, jusqu’à 6 heures du matin. « Une nuit de cauchemar » selon Alain Servat qui précise que les attaques se sont produites très près de la cabane des bergers.

Randonnées interdites

En attendant la possible mise en place de la procédure « ours à problème », qui pourrait conduire à la neutralisation des plantigrades jugés dangereux, le maire d’Ustou a tout simplement décidé d’interdire la randonnée aux alentours du col d’Escots. Un lieu très fréquenté par les marcheurs en cette période de l’année.

Des opérations d’effarouchement vont également être menées pour tenter d’éloigner les animaux de la zone. Le 9 juin dernier, c’est sur le territoire de cette même commune que le cadavre d’un ours, tué par balles, avait été découvert. L’État avait alors porté plaine, recevant l’appui de plusieurs associations. L’enquête est toujours en cours.

Sébastien

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