Arrêts maladie, économies visées : ce que prépare le gouvernement

Façade Assurance Maladie en France
Image d'illustration. Les arrêts maladie sont dans le viseur. — ADN

Le gouvernement veut revoir l’indemnisation des arrêts maladie d’ici 2027, avec un milliard d’euros d’économies visé et un tour de vis sur les arrêts courts.

En bref

  • Réforme des arrêts maladie visée pour 2027
  • Un milliard d’euros d’économies est recherché
  • Les arrêts courts sont particulièrement ciblés

Le gouvernement remet les arrêts maladie sur la table dans le cadre du PLF 2027, avec une piste nette, réduire la protection des arrêts courts et revoir la prise en charge globale d’ici 2027.

Jeudi 15 octobre 2026, sur TF1, Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et ancien président de la SNCF, a confirmé cette ligne. Il a plaidé pour « moins protéger les arrêts maladie courts » et « mieux les longs », avec deux objectifs affichés, mieux soigner et lutter contre les abus.

Une réforme demandée avant la fin de l’année

Le calendrier est déjà posé. Jean-Pierre Farandou, qui pilote aussi le budget de la Sécurité sociale pour 2027 ainsi que les dossiers travail, emploi et retraites, a écrit la semaine dernière aux partenaires sociaux.

Il leur demande de trouver, d’ici au 19 décembre 2026, un accord sur une réforme structurelle de la prise en charge des arrêts maladie. L’exécutif vise un milliard d’euros d’économies. C’est le cadre fixé aux discussions.

Le cap affiché, serrer sur le court, renforcer sur le long

Sur le fond, la logique du ministre est simple. Les arrêts courts seraient moins couverts, avec l’idée qu’il y en ait moins. Les arrêts longs, eux, seraient mieux protégés.

Jean-Pierre Farandou défend aussi une approche plus médicale sur les longues absences. Son idée, selon ses mots, est de mieux soigner les personnes concernées pour qu’elles puissent revenir plus vite au travail. En parallèle, il a insisté sur la nécessité de combattre les abus, qu’il juge coûteux pour les finances, et sur le fait de dépenser moins tout en dépensant mieux.

Trois millions de salariés jugés mal couverts

Le ministre a mis en avant un autre point, plus social celui-là. Selon lui, trois millions de salariés sont aujourd’hui mal protégés.

Il a cité des profils précis, les travailleurs intérimaires, les intermittents, ainsi que les femmes et hommes de ménage. Bon, c’est un élément central de son argumentaire, la réforme ne viserait donc pas seulement à réduire la dépense, mais aussi à déplacer la protection vers les arrêts longs et vers des salariés moins bien couverts.

Des dépenses en hausse, un milliard d’euros recherché

Les chiffres avancés par le ministère du Travail servent de base à cette offensive. Le nombre d’arrêts indemnisés a augmenté de 10 % en quelques années pour atteindre neuf millions en 2025.

La facture suit. L’Assurance maladie a déboursé 17,9 milliards d’euros. Et le gouvernement ajoute un autre levier, responsabiliser davantage les entreprises sur la prévention. La suite se joue maintenant dans la négociation avec les partenaires sociaux, avant la date butoir de décembre.

Benjamin

Éditeur·rice

Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
Assurance maladie Gouvernement Sécurité sociale

Lisez Directs.fr en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources