La Société française d'accompagnement et de soins palliatifs exprime son mécontentement suite aux révélations d'Emmanuel Macron concernant un projet de loi prévu pour avril 2024. Quels pourraient être les enjeux de cette réforme législative ?
TL;DR
- La SFAP s’oppose au projet de loi sur « l’aide à mourir ».
- Le collectif critique le manque de respect pour le travail des soignants.
- Il dénonce également l’absence de considération pour les personnes vulnérables.
L’opposition de la SFAP au projet de loi
La Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) a exprimé sa consternation suite à l’annonce faite par le Président Emmanuel Macron concernant un projet de loi sur une « aide active à mourir ». Ce projet est prévu pour avril 2024.
Un manque de respect pour le travail des soignants
Le collectif a qualifié l’annonce du Président de « grande violence », accusant les propositions d’être « bien éloignées des besoins des patients et des réalités quotidiennes de soignants ». La SFAP a exprimé son mécontentement concernant le calendrier de ce projet de loi, le qualifiant de « indécent », mais a également dénoncé le « mépris du travail des soignants ».
« Ceux qui devront appliquer cette loi n’ont jamais été associés à sa rédaction », a déclaré le collectif. Il accuse Emmanuel Macron de « minimiser la capacité à accompagner la fin de vie dans la dignité », ce qui « justifierait le bien-fondé de l’aide à mourir, pour mieux masquer l’insuffisance de moyens en soins palliatifs ».
Un abandon des personnes vulnérables
Le collectif dénonce également « le manque de considération pour les personnes vulnérables et âgées ». Il critique l’absence d’évocation de « l’impact de la mort provoquée sur les proches et sur la société », ainsi que le « sentiment de culpabilité d’un proche ou d’un soignant qui aurait provoqué cette mort ».
La SFAP estime que « mourir dans la dignité est une demande bien légitime, mais c’est précisément la mission des soins palliatifs notoirement sous-dotés ». Le collectif accuse le président de ne pas assumer les options retenues, à savoir l’euthanasie et le suicide assisté, en ne retenant que le terme « aide à mourir ».
Le collectif entend se mobiliser contre ce projet qui « va à l’encontre des valeurs du soin et du non-abandon qui fondent notre modèle français d’accompagnement de la fin de vie ».