Aux États-Unis, McDonald’s subit sa plus forte baisse de ventes depuis le Covid

Image d'illustration. L'implantation de McDonald's ADN
Le géant du fast-food fait face à un recul inédit de ses ventes sur le marché américain, atteignant un niveau jamais observé depuis la crise sanitaire, signe d’un net ralentissement de la demande dans ses restaurants aux États-Unis.
Tl;dr
- McDonald’s subit une forte baisse de ventes aux États-Unis.
- Incertitudes économiques et peur de l’inflation pèsent sur la consommation.
- Le groupe reste confiant malgré le contexte difficile.
Une chute inédite pour McDonald’s aux États-Unis
Le début de l’année 2025 aura marqué un tournant délicat pour McDonald’s outre-Atlantique. Pour la première fois depuis la crise du Covid, le géant du fast-food voit ses ventes américaines reculer aussi nettement : une baisse de 3,6 % au premier trimestre.
Pourtant, la marque n’a pas ménagé ses efforts avec diverses initiatives marketing, dont une collaboration remarquée autour du film « Minecraft » et plusieurs campagnes promotionnelles prolongées. Malgré tout, les clients américains se sont faits plus rares dans les restaurants.
Le climat économique fragilise la consommation
Derrière ce repli, c’est tout un contexte économique qui s’impose. Le produit intérieur brut des États-Unis a enregistré un recul de 0,3 % en rythme annuel, un signal inédit depuis deux ans et demi. Ce ralentissement frappe particulièrement les ménages modestes qui, confrontés à l’incertitude ambiante, restreignent leur budget. La crainte d’une nouvelle vague d’inflation, couplée à celle des licenciements dans un environnement tarifaire instable, nourrit cette frilosité.
Plusieurs éléments expliquent cette décision :
- Baisse du pouvoir d’achat, surtout chez les ménages modestes.
- Peur persistante d’une hausse des prix.
- Doutes sur la stabilité de l’emploi.
L’inquiétude grandit chez les Américains
Interrogée par la BBC, l’analyste financière Danni Hewson, d’AJ Bell, note que « les Américains sont nerveux et ils réduisent leurs dépenses non essentielles ».
Selon elle, même des enseignes populaires telles que McDonald’s subissent cette tension générale : « L’environnement tarifaire incertain n’encourage pas à consommer sans compter. »
L’optimisme prudent du groupe face à la tempête
Pour autant, au sein du groupe américain, le ton demeure résolument positif. Son PDG, Chris Kempczinski, admet qu’« une période d’incertitude traverse le pays », mais insiste sur « l’agilité nécessaire pour affronter même les marchés les plus difficiles ». À ses yeux, les consommateurs continueront de percevoir chez McDonald’s une « valeur exceptionnelle fondée sur l’innovation et la résilience« . Même si cette baisse américaine a pesé sur le chiffre d’affaires mondial – repli d’un modeste 1 %, contrebalancé par des progressions en Australie, au Moyen-Orient, ou encore au Japon.
Au fond, entre prudence et espoir mesuré, la firme au clown tente de traverser cette zone de turbulence sans perdre son cap historique.
