« Avant/Après » : Les militants anti-bassines persistent dans leur mobilisation

Un rassemblement impressionnant de militants "anti-bassines" s'est tenu dans le Poitou, et ils sont déterminés à ne pas abandonner jusqu'à l'obtention d'un moratoire. Quelle sera leur prochaine action ?

  • Rassemblement « anti-bassines » massif dans le Poitou.
  • Militants prêts à continuer jusqu’à l’obtention d’un moratoire.
  • Manifestations émaillées de heurts, sans blessés graves.

Le Poitou en ébullition : le mouvement « anti-bassines » ne faiblit pas

Le mouvement contestataire contre les « bassines » a connu une mobilisation massive dans le Poitou. Après une semaine de mobilisation relativement tranquille, les manifestants ont montré leur détermination lors d’une manifestation plus agitée le samedi 20 juillet 2024.

« Extrêmement massif »

Johanne Rabier, membre du collectif « Bassines Non Merci », a décrit le rassemblement comme étant « extrêmement massif ». Le but de ces manifestations est de demander un moratoire et de dénoncer l’accaparement de l’agro-industrie. « On va pas s’arrêter de toute façon, c’est vital », a-t-elle affirmé.

Des heurts mais pas de graves blessés

Le mouvement a connu quelques incidents. Le vendredi 19 juillet, un début d’incendie causé par un lacrymogène dans un champ de paille a interrompu la manifestation. Le lendemain, les militants ont brièvement bloqué un site céréalier sur le port de La Rochelle avant une manifestation rassemblant entre 6 000 et 10 000 personnes. Malgré quelques heurts, aucun blessé grave n’a été déploré.

« On n’a jamais été aussi près » d’un moratoire

Julien Le Guet, porte-parole de « Bassines Non Merci », reste optimiste. Selon lui, le mouvement a semé de « très belles graines » et un moratoire sur les « bassines » est à portée de main. « On n’a jamais été aussi près », a-t-il assuré.

En dépit des tensions, le syndicat agricole FNSEA a salué la retenue des agriculteurs. Neuf personnes ont été légèrement blessées à La Rochelle et sept interpellées. Six gardes à vue ont été levées, avec trois convocations devant le délégué du procureur pour diverses infractions.