BlaBlaCar mettra fin à son activité de bus d’ici la fin de l’année

Paysage pittoresque d une autoroute européenne
Image d'illustration. Paysage pittoresque d une autoroute européenne — ADN

Le service de bus opéré par BlaBlaCar cessera définitivement ses activités à la fin de l’année, marquant la fin d’une offre de transport complémentaire au covoiturage pour le groupe français spécialisé dans la mobilité partagée.

Tl;dr

  • BlaBlaCar arrête définitivement son service de bus.
  • FlixBus reste seul grand concurrent en France.
  • Suppression de 40 postes et impact sur les sous-traitants.

La fin annoncée du service BlaBlaCar Bus

Le secteur français du transport routier par autocar traverse une nouvelle zone de turbulences. L’annonce est tombée : la plateforme de covoiturage BlaBlaCar va mettre un terme à son service d’autocars, connu sous le nom de BlaBlaCar Bus.

À l’origine, ce choix résulte de « difficultés économiques structurelles » et de « pertes d’exploitation récurrentes et importantes », selon la direction. Un virage stratégique qui laisse le champ libre à son principal concurrent sur le marché hexagonal, l’allemand FlixBus.

Une activité jamais rentable malgré les ambitions

Malgré des projets récemment affichés pour doubler son réseau d’ici à 2030, la société fondée en 2019 n’a, selon Le Figaro, « jamais gagné d’argent avec cette activité ». D’ailleurs, la direction a déjà enclenché une procédure d’information-consultation auprès de son CSE afin d’organiser la sortie progressive du marché, prévue pour le 4 janvier 2027, précise le site spécialisé mobilycites.

Si la vente de billets pour d’autres opérateurs restera possible via la plateforme, c’en est bel et bien fini des lignes opérées directement par BlaBlaCar Bus.

Sous-traitants et salariés dans la tourmente

La disparition de ce service entraîne aussitôt un cortège de conséquences sociales. Officiellement, ce sont « 40 postes qui seront supprimés », comme l’indique l’entreprise. Mais l’impact s’annonce bien plus large. En effet, au-delà des emplois internes, l’ensemble du réseau dépendait d’un tissu étendu de sous-traitants : ce sont près de 400 lignes exploitées par des autocaristes partenaires qui se retrouvent fragilisées. Voici comment cette décision affectera les acteurs concernés :

  • Sous-exploitants touchés : baisse brutale d’activité et incertitudes économiques.
  • Secteur fragilisé : contexte déjà compliqué par la hausse des prix du carburant.

Dans ce climat tendu, Jean-Sébastien Barrault, président de la Fédération Nationale des transports de Voyageurs, parle d’un « choc d’une brutalité énorme ».

Nouveau paysage pour le transport en autocar

Désormais isolé en tant que principal acteur international sur le marché français du car longue distance, FlixBus, déjà solidement implanté, semble devoir redessiner seul le paysage.

Cette évolution marque non seulement la fin d’un chapitre pour les usagers mais aussi un signal fort quant à la viabilité économique du secteur dans sa forme actuelle. Pour beaucoup, l’avenir du transport collectif routier s’annonce incertain et largement conditionné par les défis structurels qui perdurent.