La Turquie est confrontée à un grave problème d'errance animale, qui est devenu un enjeu de santé publique en raison de l'augmentation des cas de rage. Une solution pourrait être l'adoption d'une loi radicale. Quelle pourrait être la nature de cette loi ?
TL;DR
- Problème d’errance d’animaux en Turquie, risque sanitaire.
- Brigitte Bardot proteste contre un projet de loi controversé.
- Le texte envisage l’euthanasie pour les chiens non adoptés.
Un enjeu de santé publique
La Turquie fait face à une crise animale majeure. Le nombre croissant d’animaux errants dans le pays pose un véritable problème de santé publique, notamment avec l’augmentation des cas de rage.
Un projet de loi controversé
Face à cette situation, un projet de loi radicale est en cours d’examen. Brigitte Bardot, l’ancienne actrice française et fervente défenseure de la cause animale, a adressé un courrier au président turc Recep Tayyip Erdoğan le 23 juillet 2024 pour « l’alerter sur une menace effroyable qui pèse sur les animaux errants ». Le texte en question, fortement contesté, envisage l’euthanasie des quelque quatre millions de chiens errants que compte le pays.
Les protestations se multiplient
Ce projet de loi a suscité de vives protestations et une mobilisation massive des défenseurs des animaux, mais aussi de l’opposition parlementaire. Il est actuellement examiné en commission parlementaire avant d’être présenté aux députés. Bardot déclare : « Ne laissez pas la Turquie devenir un pays mal aimé et critiqué pour son indifférence et sa cruauté envers des êtres sensibles qui sont nos compagnons les plus fidèles. »
Un problème sans équivalent
Le président Erdogan a reconnu fin mai l’existence d’un « problème de chiens errants qui n’existe dans aucun pays développé ». Il a cité l’augmentation des cas de rage et d’accidents causés par les canidés, qui ont fait ces cinq dernières années 55 décès et plus de 5 000 blessés. Une manifestation était organisée mardi soir à Istanbul pour protester contre cette loi.