Canal+ versera entre 20 et 75 euros à certains abonnés : découvrez les bénéficiaires

Image d'illustration. Télécommande sur table basseADN
Canal+ s’apprête à verser une indemnisation comprise entre 20 et 75 euros à une partie de ses abonnés. Cette mesure vise uniquement certains clients concernés, selon des critères précis établis par la chaîne cryptée.
Tl;dr
- Indemnisation entre 20 et 75 euros pour abonnés Canal+
- Accord amiable après action UFC-Que Choisir
- Démarches à effectuer avant fin 2025 selon situation
Un accord inédit après des années de litige
Dénouement attendu pour les clients de Canal+ : après plusieurs années de procédure, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir vient d’annoncer, ce lundi 23 juin 2025, la signature d’un accord à l’amiable avec le groupe audiovisuel.
Ce compromis marque la conclusion d’une action collective entamée en avril 2021, visant à obtenir réparation pour les abonnés ayant subi une hausse tarifaire jugée abusive début 2018.
Qui pourra prétendre à l’indemnisation ?
Le dispositif prévoit une indemnisation forfaitaire individuelle, comprise entre 20 et 75 euros. Mais qui est concerné ? Les principaux bénéficiaires sont les clients dont l’abonnement a été augmenté automatiquement à partir du 1er février 2018, dans le cadre de l’évolution de leur offre. Attention cependant : ceux qui avaient déjà demandé à revenir à leur ancienne formule contre remboursement ne sont pas éligibles.
La gestion des dossiers diffère selon la date de résiliation :
- Clients encore abonnés ou partis après le 31 mai 2020 : contact direct par Canal+
- Résiliations antérieures au 31 mai 2020 : démarche volontaire à effectuer auprès du groupe
Dans tous les cas, la demande d’indemnisation devra être formulée avant la fin de l’année.
Rappel des faits et condamnation de Canal+
L’affaire remonte à décembre 2017, lorsque Canal+, propriété du milliardaire Vincent Bolloré, avait proposé une nouvelle offre aux abonnés ne disposant pas du bouquet Canalsat. Pour en profiter, il fallait s’acquitter d’un surcoût allant de deux à cinq euros. Cependant, au lieu d’obtenir un consentement explicite des clients concernés, le groupe avait décidé que le silence vaudrait acceptation. Un mécanisme assimilé depuis par la justice à une forme de « vente forcée ».
Déjà sanctionné en juillet 2020 dans le cadre d’une procédure négociée, Canal+ avait reconnu sa responsabilité. Pourtant, le dossier rebondit aujourd’hui avec cet accord finalisé entre la chaîne cryptée et l’UFC-Que Choisir.
Une indemnisation attendue par les consommateurs
Pour les clients lésés, cette issue représente enfin une reconnaissance concrète du préjudice subi. Si certains devront encore entreprendre des démarches – parfois fastidieuses – pour toucher leur dû, l’association se félicite déjà d’avoir fait plier un acteur majeur du paysage télévisuel français. Voilà qui devrait marquer les mémoires… et inciter chacun à rester vigilant face aux évolutions contractuelles imposées sans consentement éclairé.
