Carrefour dénonce baisse de quantité et hausse de prix dans ses rayons

À partir du lundi 11 septembre 2023, Carrefour introduit un nouveau système d'étiquetage pour certains produits dont le prix a augmenté malgré une diminution de leur poids.

Tl;dr

  • Carrefour instaure un nouvel étiquetage pour les produits marqués par la « shrinkflation ».
  • Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, dénonce cette pratique comme une arnaque.
  • Un projet de loi sera présenté pour obliger les industriels à indiquer clairement la réduction de contenu.
  • Michel-Edouard Leclerc, président du groupe Leclerc, approuve cette initiative.
  • Une étape contre la « shrinkflation »

    Dès le lundi 11 septembre 2023, la chaîne de supermarchés Carrefour introduit une nouvelle forme d’étiquetage pour les produits touchés par la « shrinkflation ». Par cette initiative, Carrefour espère fournir une information claire aux consommateurs, une exigence déjà soulignée par le ministère de l’Économie à l’été 2023.

    La dénonciation de Bruno Le Maire

    Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, s’est ouvertement exprimé contre cette pratique commerciale, la qualifiant d' »arnaque » et de « scandale ». En effet, la « shrinkflation » vise à réduire discrètement la taille d’un produit tout en maintenant son prix, entraînant une augmentation du prix au kilo ou au volume. Le Maire déclare qu’il est « inacceptable » de payer plus cher pour moins de produit.

    Un projet de loi en préparation

    Pour endiguer ce phénomène, Bruno Le Maire a annoncé la présentation d’un texte de loi début octobre. Celui-ci contiendra une disposition obligeant les industriels à indiquer de manière visible la réduction de contenu lorsqu’ils conservent le même emballage. Le ministre insiste sur le fait que le but n’est pas de « remplir les poches des géants industriels », mais de permettre aux Français de vivre décemment.

    La réaction de Michel-Edouard Leclerc

    Interrogé sur la question, Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique du groupe de distribution Leclerc, a approuvé l’initiative de Carrefour, la qualifiant de « bonne idée ». Toutefois, il a reconnu ne pas être capable de mettre en place une telle mesure immédiatement, sans préciser de date. Il souligne également que la « shrinkflation » ne concerne qu’environ 120 produits sur des milliers de références, et n’est donc pas le vrai sujet de l’inflation.