Ce qui attend les retraités dès le 1er janvier 2026 : retraites, pensions et fiscalité bouleversées

Image d'illustration. Moment intime d un couple âgé discutant de leurs projetsADN
De nombreux changements attendent les retraités à partir du 1er janvier 2026, entre modification des règles de calcul des pensions, ajustements fiscaux et mise en application de la récente réforme des retraites, avec un impact concret sur leur quotidien.
Tl;dr
- Revalorisation de 0,9 % des pensions de base.
- Suspension de la réforme des retraites jusqu’en 2028.
- Gel des pensions complémentaires Agirc-Arrco un an.
Retraites : plusieurs mesures majeures dès janvier 2026
Le passage à l’année 2026 s’annonce particulièrement riche en ajustements pour les retraités, avec une série de nouveautés issues du dernier PLFSS, le budget de la Sécurité sociale.
Plusieurs évolutions impactent directement les pensions, qu’il s’agisse de leur montant ou des modalités de départ à la retraite. Entre avancées pour certaines catégories et statu quo ailleurs, voici ce qui attend les retraités dans les prochains mois.
Pensions : hausse pour certains, gel pour d’autres
Première information notable : le gel initialement prévu des pensions de base a été écarté. C’est donc la règle légale d’indexation qui prévaudra début 2026. D’après nos confrères de Ouest-France, une revalorisation de 0,9 % sera appliquée dès le 1er janvier, reflétant l’évolution récente de l’inflation. Toutefois, du côté des pensions complémentaires versées par l’Agirc-Arrco, l’atmosphère est toute autre.
gFaute d’accord entre syndicats et patronat lors de la réunion du 17 octobre, aucune hausse n’est prévue sur la période allant du 1er novembre 2025 au 31 octobre 2026. Résultat : un gel des prestations qui touchera près de quatorze millions de retraités et grignotera leur pouvoir d’achat.
Suspendre la réforme et valoriser les carrières féminines
La réforme phare relevant progressivement l’âge légal à 64 ans marque également une pause. Le projet de loi actuel prévoit que cette évolution soit suspendue jusqu’à janvier 2028. Ainsi, la génération née en 1964 pourra partir à la retraite à « 62 ans et neuf mois au lieu de soixante-trois ans, avec cent soixante-dix trimestres cotisés plutôt que cent soixante-et-onze ». Ce sursis ne sera que temporaire : le calendrier initial reprendra ensuite son cours, mais avec un décalage limité à un trimestre.
Par ailleurs, le texte accorde une attention particulière aux femmes ayant élevé des enfants. Désormais, lors du calcul du salaire annuel moyen – déterminant pour le montant final –, le nombre d’enfants comptera davantage. Un décret précisera bientôt ces modalités :
- Pour les mères d’un enfant, seules les vingt-quatre meilleures années seront prises en compte.
- Dès deux enfants ou plus, vingt-trois années suffiront comme référence.
Un coup de pouce supplémentaire est prévu avec la facilitation des départs anticipés pour carrière longue chez les mères.
L’abattement fiscal maintenu pour les retraités
Dernier point mais non des moindres : le maintien en novembre dernier par les députés de l’abattement fiscal de 10 %. Cette réduction continue donc à s’appliquer sur le montant imposable des pensions, évitant ainsi à nombre d’anciens actifs une augmentation sensible de leur impôt en 2026 – ce qui aurait été inévitable si la mesure avait été remplacée par un forfait unique initialement envisagé dans le budget.
En définitive, malgré quelques avancées saluées comme telles par certains bénéficiaires, ces ajustements témoignent aussi d’une prudence persistante dans l’approche budgétaire et sociale vis-à-vis des seniors français.
