Centaines de villes augmentent la taxe d’habitation pour les résidences secondaires : les propriétaires mis à contribution
En 2024, on observe une augmentation des communes imposant une taxe d'habitation plus élevée pour les résidences secondaires, passant de 308 l'année précédente à 1461. Pourquoi cette tendance s'accélère-t-elle ?
TL;DR
- Augmentation de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires en 2024.
- 1461 communes appliquent cette augmentation, contre 308 en 2023.
- La majoration varie entre 5 et 60 % selon les communes.
La taxe d’habitation sur les résidences secondaires en hausse
En 2024, une évolution majeure se profile sur le front fiscal pour les propriétaires de résidences secondaires. En effet, la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a révélé que de plus en plus de communes votent pour une augmentation de la taxe d’habitation pour les non-résidents. Une réalité qui contraste avec la suppression de cette taxe pour la résidence principale qui est effective depuis 2023.
Le fonctionnement de la taxe d’habitation
La taxe d’habitation, selon impôts.gouv, est calculée sur la base de la valeur locative cadastrale de l’habitation et de ses dépendances, en prenant en compte les taux votés par les collectivités locales. Ainsi, les communes ont le pouvoir de décider de la base de l’impôt, qui est ensuite multipliée par le nombre de mètres carrés du logement.
Une augmentation de la taxe dans 1461 communes
En 2024, la DGFiP précise que 1461 communes ont décidé d’appliquer une majoration de la taxe d’habitation pour les résidences secondaires. Cette possibilité est offerte aux communes où la demande de logement est supérieure à l’offre, comme c’est le cas dans les grandes villes en zone tendue, mais aussi dans les zones touristiques.
Le taux de majoration peut varier entre 5 et 60 % selon les communes. Plus d’un tiers d’entre elles (539) ont choisi le taux maximal de 60 % de majoration. À l’inverse, les communes appliquant le taux le plus bas, inférieur ou égal à 20 %, sont moins nombreuses en 2024 qu’en 2023. Elles représentent désormais un quart des communes (359) contre un tiers l’année dernière (106).
Les exceptions à la règle
Il existe néanmoins des situations où les propriétaires de résidences secondaires peuvent être exonérés de la taxe d’habitation. Par exemple, si vous êtes contraint, en raison de votre activité professionnelle, de résider dans un lieu différent de celui de votre habitation principale. Ou si vous ne pouvez pas affecter le logement à un usage d’habitation principale pour une cause étrangère à votre volonté.
