Avec l'intronisation de Joséphine Baker, le président a maintenant panthéonisé quatre personnalités, dont l'écrivain Maurice Genevoix et Simone Veil. Qui pourrait être le prochain à rejoindre ces illustres figures?
- Missak Manouchian et ses compagnons entrent au Panthéon, 80 ans après leur mort.
- C’est la quatrième panthéonisation signée par Emmanuel Macron.
- La présence de Marine Le Pen à la cérémonie suscite la polémique.
Une reconnaissance posthume
La nation française rend hommage à Missak Manouchian et à 23 de ses compagnons d’armes en les introduisant au Panthéon, 80 ans après leur mort. Le président Emmanuel Macron, qui signe ici sa quatrième panthéonisation, a salué ces « Juifs, Hongrois, Polonais, Arméniens, communistes, qui ont donné leur vie pour notre pays » dans les colonnes du quotidien L’Humanité.
Une panthéonisation sous tension
Cependant, l’événement a suscité la controverse. Le comité de soutien à la panthéonisation de Missak Manouchian ainsi que les familles des résistants ont vivement critiqué la présence de Marine Le Pen, leader du Rassemblement national, accusant ce parti d’avoir été fondé par des « nazis et des collaborationnistes ».
L’hommage symbolique
Ce geste symbolique envers ces combattants étrangers, « Français par le cœur et le sang versé », est un acte fort en plein débat sur l’immigration et le repli identitaire. Il réaffirme que l’appartenance à la nation française est avant tout une question de volonté et d’engagement.
Les cercueils de Missak Manouchian et de son épouse Mélinée, également résistante, ont été portés jusqu’au Panthéon par des soldats de la Légion étrangère. Les autres camarades de Manouchian entrent au Panthéon de manière symbolique, leurs noms étant inscrits sur une plaque.
Enfin reconnus
Denis Peschanski, historien de la résistance étrangère, s’est félicité de cette reconnaissance officielle de l’engagement de ces combattants de l’ombre. Pour rappel, Missak Manouchian, d’origine arménienne, a rejoint en 1943 la résistance communiste où il s’est illustré dans les rangs des Francs-tireurs partisans – Main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI), un réseau alors très actif à Paris.
La cérémonie a réuni environ 2000 personnes, dont des responsables du Parti communiste, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian, de nombreux représentants de la communauté arménienne et 600 élèves.