Certificat médical pour congé enfant malade : une nécessité bientôt obsolète ?
Le Sénat a approuvé une modification qui permet de substituer le certificat médical par une déclaration sur l'honneur pour justifier un congé en raison de la maladie d'un enfant. Cette mesure a pour but d'alléger la charge de travail des médecins.
Tl;dr
- Le Sénat a adopté un amendement remplaçant le certificat médical par une attestation sur l’honneur pour un congé pour enfant malade.
- L’amendement vise à réduire les certificats médicaux inutiles, libérant du temps pour les médecins.
- La durée du congé pour enfant malade reste inchangée.
- La procédure législative est toujours en cours, avec le soutien du gouvernement.
Un amendement pour soulager les médecins
Le Sénat a adopté un amendement qui pourrait libérer du temps précieux pour nos médecins. En effet, ce dernier vise à remplacer le certificat médical par une attestation sur l’honneur pour justifier d’un congé pour enfant malade.
Actuellement, pour toute absence liée à la maladie d’un enfant, un certificat médical doit être fourni à l’employeur. Cependant, cette pratique pourrait bientôt être révolue.
Le contexte actuel de pénurie de médecins généralistes rend cette démarche de plus en plus contraignante pour ces professionnels de santé, toujours plus sollicités.
Réduire les contraintes administratives
C’est dans l’optique de réduire l’administratif inutile que cet amendement a été pensé. De nombreux médecins, comme Jean-Christophe Nogrette, secrétaire général adjoint de MG France, soutiennent cette mesure.
« Ça ne sert à rien. Ces certificats n’ont aucune valeur ajoutée sur le plan médical. On utilise l’autorité médicale pour certifier quelque chose que les gens peuvent certifier eux-mêmes. », lance-t-il.
Préserver le temps médical
La priorité des médecins est avant tout de soigner les enfants. En éliminant l’obligation de rédiger ces certificats, ils pourraient se consacrer davantage aux soins. En effet, cette mesure permettrait de « dégager du temps médical pour faire autre chose », souligne Jean-Christophe Nogrette.
Le processus législatif en cours
Mais avant de pouvoir bénéficier de cette simplification administrative, il faut encore attendre. La procédure législative est en cours et la proposition de loi est actuellement en commission mixte paritaire. Toutefois, la mesure a reçu le soutien du gouvernement, offrant ainsi une chance à l’amendement de prospérer.
Mais cette initiative, à la croisée de la santé et du monde du travail, implique aussi de travailler avec les organisations patronales. Ces dernières pourraient en effet être réticentes à cette mesure, nécessitant un justificatif de leur employé pour expliquer leur absence.
Il est à noter que cet amendement ne modifie en rien la durée du congé pour enfant malade. Un salarié a toujours droit à trois jours de congé non rémunéré par an pour un enfant de moins de 16 ans dont il assure la charge.
