Cessez-le-feu violé au Karabakh, Moscou prévoit une continuation des pourparlers
Jeudi 21 septembre 2023, la Russie a déclaré qu'elle avait recensé cinq infractions au cessez-le-feu au Nagorny Karabakh, seulement un jour après son entrée en vigueur.
Tl;dr
- La Russie déclare cinq violations du cessez-le-feu au Nagorny Karabakh.
- Les violations sont considérées comme « isolées » et le cessez-le-feu est « globalement » respecté.
- Les pourparlers entre l’Azerbaïdjan et les séparatistes arméniens se poursuivent malgré ces incidents.
- L’offensive azerbaïdjanaise a fait au moins 200 morts et 400 blessés.
Le 21 septembre 2023, la Russie a rapporté avoir enregistré cinq violations du cessez-le-feu au Nagorny Karabakh, malgré son instauration récente. Cette trêve avait été établie suite à la capitulation des séparatistes arméniens devant l’offensive rapide de l’Azerbaïdjan. Les deux parties avaient alors exprimé leur volonté de poursuivre les pourparlers entamés ce jour-là.
Des infractions « isolées »
Le ministère russe de la Défense a précisé que ces incidents ont eu lieu dans les districts de Chucha et de Mardakert. Ils ont été qualifiés de « violations isolées », et le cessez-le-feu est, selon Nikol Pachinian, « globalement » respecté.
Malgré ces tensions, l’Azerbaïdjan et les séparatistes arméniens du Nagorny Karabakh ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les pourparlers. Ces discussions portent sur la réintégration de ce territoire sécessionniste, suite à la victoire fulgurante de l’armée azerbaïdjanaise.
Un lourd bilan humain
Les séparatistes arméniens ont déclaré que l’offensive azerbaïdjanaise a fait au moins 200 morts et 400 blessés. Mis sous pression par la puissance militaire azerbaïdjanaise et l’absence d’aide de l’Arménie, ils ont accepté de rendre toutes leurs armes et de participer aux pourparlers.
Une réunion d’urgence à l’ONU
En parallèle, une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU est prévue. Les Occidentaux et la Russie, qui considère le conflit comme une « affaire intérieure » de l’Azerbaïdjan, ont appelé à une cessation immédiate des hostilités, craignant une déstabilisation du Caucase.
