Chef de gang haïtien menace d’une guerre civile face à une crise nationale critique

Mercredi 6 mars 2024, le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni en urgence pour discuter de la récente intensification de la violence sur l'île. Quelles mesures seront prises pour résoudre cette crise ?

TL;DR

  • Le conseil de sécurité de l’ONU se penche sur la violence en Haïti.
  • Des milliers de personnes tentent de fuir la violence, l’ONU distribue de l’aide.
  • 5,5 millions d’Haïtiens ont besoin d’assistance humanitaire.

Une situation critique en Haïti

Le 6 mars 2024, le conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a tenu une réunion d’urgence pour discuter de la situation alarmante en Haïti. Le pays est confronté à une escalade de violence, avec des bandes criminelles qui contrôlent de larges pans du territoire, y compris la capitale, Port-au-Prince. Le chef de gang, Jimmy Chérizier, a menacé de déclencher une « guerre civile » si le Premier ministre Ariel Henry ne démissionnait pas.

Une population en détresse

Face à cette crise, les habitants sont dans une situation de grande détresse. De nombreux citoyens tentent d’échapper aux violences en quittant leurs foyers avec leurs maigres possessions. Selon l’ONU, cette escalade a forcé 15 000 personnes à fuir leur domicile à Port-au-Prince. L’organisation leur distribue nourriture et produits de première nécessité.

Un pays en crise politique

La situation politique d’Haïti est tout aussi préoccupante. Le pays est sans président ni Parlement et n’a pas connu d’élection depuis 2016. Les groupes armés cherchent à renverser le Premier ministre Ariel Henry, nommé par le président Jovenel Moïse juste avant son assassinat en 2021. La diplomatie américaine presse Ariel Henry d’accélérer la transition vers des « élections libres et équitables ».

Une aide humanitaire insuffisante

Près de la moitié de la population haïtienne, soit 5,5 millions d’Haïtiens, a besoin d’assistance humanitaire en raison des violences, de la crise politique et d’années de sécheresse. Pourtant, l’appel aux dons de l’ONU pour 2024, qui s’élève à 674 millions de dollars, n’est financé qu’à 2,5 %. Le déploiement d’une mission multinationale menée par le Kenya, approuvé en octobre dernier par le Conseil de sécurité de l’ONU, est retardé par un manque de financements.

Benjamin

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