Citroën a demandé aux détenteurs de modèles C3 et DS3 de ne plus les utiliser, sans toutefois garantir un véhicule de remplacement. Quelle solution propose alors Citroën à ses clients ?
- Citroën demande aux propriétaires de C3 et DS3 de cesser de circuler.
- Les airbags Takata installés sur ces modèles pourraient exploser et causer des blessures.
- Le constructeur propose des véhicules de prêt, mais la fédération nationale des entreprises automobiles soulève des interrogations sur cette solution.
Un défaut de sécurité grave sur les Citroën C3 et DS3
Citroën a lancé un appel urgent aux propriétaires de modèles C3 et DS3, leur demandant de ne plus utiliser leur véhicule. Le problème vient des airbags Takata installés sur ces modèles, qui pourraient exploser lors de la conduite et provoquer des blessures graves. Un paradoxe pour un dispositif de sécurité.
Une solution temporaire : les véhicules de prêt
Face à cette situation, les automobilistes se retrouvent sans véhicule. Citroën, par le biais de sa maison-mère Stellantis, propose une solution : la mise à disposition de véhicules de prêt. Le constructeur avance le chiffre de 25 000 voitures disponibles et envisage d’utiliser également les véhicules d’occasion des concessionnaires pour compléter ce volume.
Des questions autour de la solution proposée
Cependant, cette solution soulève des interrogations. La fédération nationale des entreprises automobiles (FNA) souligne que ces véhicules d’occasion ne sont pas immatriculés et ne peuvent donc pas circuler normalement. En outre, ces véhicules ne sont pas assurés pour les prêts, leur garantie ne couvrant que le stockage.
La réponse de Stellantis
Face à ces inquiétudes, Stellantis assure que les véhicules d’occasion utilisés en voitures de courtoisie seront bien immatriculés et assurés pour cet usage. Le constructeur précise également que « aucun coût ne sera facturé aux clients » pour ces procédures. Les coûts liés à l’immatriculation, l’assurance et l’usage seront pris en charge en interne.
En dépit des assurances de Stellantis, la FNA envisage de faire un signalement auprès du ministère de l’Intérieur et de Citroën. De leur côté, les consommateurs envisagent une action en justice contre le géant de l’automobile.