Collégien incarcéré près de Dijon pour avoir menacé sa principale à l’arme blanche
Le 15 mars 2024, un jeune de 15 ans s'est violemment attaqué à la directrice de son collège à l'aide d'un couteau, à Dijon. Quels pourraient être les motifs de cette agression brutale ?
TL;DR
- Un adolescent de 15 ans a agressé la principale de son collège avec un couteau à Dijon.
- Il a été mis en examen et placé en détention provisoire pour « tentative d’homicide volontaire sur un enseignant ».
- Le garçon a donné des versions contradictoires de son mobile.
Un acte de violence inouï dans un collège de Dijon
Le vendredi 15 mars 2024, un acte d’une violence inédite a secoué le collège Édouard-Herriot à Chenôve, près de Dijon. Un adolescent de 15 ans, connu pour son comportement difficile, a brandi un couteau en direction de sa principale. Heureusement, cette dernière n’a pas été blessée.
Des accusations graves
Suite à cet acte, l’adolescent a été arrêté et placé en garde à vue. Il a été présenté à un juge le dimanche 17 mars et a été mis en examen pour plusieurs infractions, dont la « tentative d’homicide volontaire sur un enseignant », « menaces » et « intrusion dans un établissement scolaire avec arme », selon le parquet de Dijon. Le procureur Olivier Caracotch a indiqué que l’adolescent a été placé en détention provisoire.
Des explications floues
Malgré la gravité des faits, l’adolescent a donné des versions contradictoires de son mobile. Il a d’abord prétendu avoir voulu agresser sa professeure d’anglais, puis a affirmé avoir été recruté pour tuer quatre membres du collège. Toutefois, ces affirmations n’ont pas été corroborées par d’autres éléments et ont été jugées peu crédibles par le parquet antiterroriste.
Une lettre inquiétante
Le jour de l’agression, l’adolescent avait présenté une lettre à la principale dans laquelle il faisait référence à une prise d’otages et aux attentats de novembre 2015. Suite à cela, il a brandi son couteau et menacé verbalement la principale de mort. Cette dernière a réussi à fuir et à déclencher l’alarme anti-intrusion du collège.
Face à cet acte de violence, la ministre de l’Éducation nationale, Nicole Belloubet, a condamné fermement ces menaces et salué le courage de la principale. Elle est attendue ce lundi matin, 18 mars, à Chenôve, où elle doit échanger avec les équipes de l’établissement.
