Colombie coupe ses liens diplomatiques avec Israël suite à la guerre avec Hamas
Gustavo Petro, le président de la Colombie, a sévèrement critiqué le gouvernement du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, le qualifiant de "génocidaire". Qu'est-ce qui a bien pu motiver une telle déclaration ?
TL;DR
- Le président colombien rompt les liens diplomatiques avec Israël.
- Il accuse le gouvernement israélien de « génocidaire ».
- Israël réagit en traitant le président colombien d’« antisémite ».
Le président colombien Gustavo Petro rompt les liens diplomatiques avec Israël
Une décision controversée a été annoncée par le président de la Colombie, Gustavo Petro. Ce dernier a déclaré la rupture des relations diplomatiques avec Israël, allant jusqu’à qualifier le gouvernement du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, de « génocidaire ».
Des accusations de génocide et une réaction israélienne
Au cours d’un discours prononcé le 1er Mai, M. Petro s’est adressé à ses partisans par ces mots forts : « Demain (jeudi), les relations diplomatiques avec l’Etat d’Israël seront rompues (parce qu’il a) un gouvernement, un président génocidaire ». Le président colombien a ajouté, « On ne peut pas revenir aux époques de génocide, d’extermination d’un peuple entier ». Ces déclarations ont déclenché les vivats de la foule.
En réaction, le ministre israélien des Affaires étrangères, Israël Katz, a qualifié Gustavo Petro d’« antisémite », l’accusant de « récompenser » le mouvement islamiste palestinien Hamas.
Répercussions internationales
La guerre qui a éclaté le 7 octobre a engendré de lourdes pertes. Plus de 250 personnes ont été enlevées et 129 restent captives à Gaza. Le Hamas a salué la décision du président colombien, la qualifiant de « victoire ».
Plusieurs pays ont déjà mis fin à leurs relations diplomatiques avec Israël, notamment la Bolivie, le Belize et l’Afrique du Sud. Le Brésil et la Colombie soutiennent une action en justice intentée par l’Afrique du Sud contre Israël pour violation présumée de la Convention sur le génocide de 1948.
Une décision soutenue par les Colombiens
Dans son pays, la décision de M. Petro a été accueillie avec approbation. « On ne peut pas être complice d’assassins », a déclaré Sandra Gutierrez, une enseignante colombienne. Toutefois, la Confédération des communautés juives de Colombie a exprimé le souhait que les relations entre les deux pays puissent être maintenues.
