Tous les athlètes aspirent à la victoire, mais cette dernière peut parfois effrayer, surtout lorsqu'elle n'a jamais été expérimentée auparavant. Qu'est-ce qui pourrait donc bien effrayer à l'idée de gagner ?
TL;DR
- Le but ultime des athlètes est la victoire, mais elle peut effrayer.
- Le stress de la victoire peut mener à la dépression chez les sportifs.
- Préparation mentale essentielle pour gérer la victoire et ses conséquences.
La quête de la victoire : une épée à double tranchant
Tout athlète qui s’engage dans une compétition sportive a pour objectif ultime de gagner. Pourtant, cette victoire tant convoitée peut s’avérer effrayante, particulièrement pour ceux qui ne l’ont jamais connue.
Un rêve qui peut virer au cauchemar
Les Jeux Olympiques, événement majeur du sport international, voient de nombreux jeunes athlètes se confronter à leur plus grand rêve : décrocher la médaille d’or, symbole ultime de la victoire. Mais monter sur la première marche du podium peut se transformer en véritable épreuve pour certains.
« En particulier chez un athlète très jeune, et/ou n’ayant jamais connu une victoire de cette envergure », explique Philippe Godin, psychologue du sport à l’Université Catholique de Louvain. La victoire, et tout ce qu’elle implique, peut ainsi devenir une source de stress.
La victoire : un défi à apprivoiser
Pour tout sportif de haut niveau, il est crucial de savoir gérer la victoire pour minimiser le risque de dépression subséquente. En effet, une performance sportive majeure peut engendrer une « descente » émotionnelle, pouvant durer de 5 à 6 mois et rappelant un état dépressif. L’effet médiatique, souvent submergeant, s’associe à l’euphorie de la victoire, accentuant ce phénomène.
Une préparation mentale indispensable
« Il est donc important de préparer l’athlète en amont afin de réduire les pensées irrationnelles risquant de l’empêcher de se préparer à sa compétition », conseille Philippe Godin. Apprendre à gérer la victoire, si elle survient, constitue une étape essentielle de cette préparation. Car au final, n’est-ce pas l’objectif de tous les participants à Paris 2024 ?