Concentration record des gaz à effet de serre en 2022
L'Organisation météorologique mondiale a annoncé, à l'approche de la COP qui aura lieu dans deux semaines, que l'année 2022 a été marquée par des niveaux record de concentrations de gaz à effet de serre.
Tl;dr
- Les concentrations de gaz à effet de serre ont atteint des records en 2022.
- Le dioxyde de carbone, le méthane et le protoxyde d’azote sont les plus concernés.
- Petteri Taalas, de l’OMM, alerte sur des conditions météorologiques plus extrêmes.
- L’OMM appelle à une réduction urgente de la consommation de combustibles fossiles.
État alarmant du climat : des records de gaz à effet de serre en 2022
En préambule de la COP, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) a tiré une sonnette d’alarme : les concentrations de gaz à effet de serre ont atteint des sommets en 2022. Cette tendance, loin de montrer des signes de ralentissement, souligne l’urgence d’une réduction de la consommation de combustibles fossiles.
Un dépassement historique des valeurs préindustrielles
Pour la première fois en 2022, les concentrations mondiales moyennes de dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre, ont dépassé de 50% les valeurs préindustrielles. Cette hausse ne s’est pas arrêtée en 2023, selon les informations du Bulletin de l’OMM, publiées juste avant la COP, l’événement le plus crucial depuis l’accord de Paris.
Des records également pour le méthane et le protoxyde d’azote
L’année dernière a également été marquée par des records pour les concentrations de méthane (CH4) et de protoxyde d’azote (N2O), avec leur plus forte progression annuelle jamais enregistrée. « Malgré des décennies d’avertissements de la part de la communauté scientifique, nous continuons à aller dans la mauvaise direction, » a déploré Petteri Taalas, Secrétaire général de l’OMM.
Le chef de l’OMM a également averti que les concentrations actuelles de gaz à effet de serre nous mènent vers une augmentation des températures bien supérieure aux objectifs de l’Accord de Paris. Il prédit des conditions météorologiques plus extrêmes à l’avenir, avec des conséquences socio-économiques et environnementales dévastatrices.
Urgence d’une réduction de la consommation de combustibles fossiles
En 2022, les concentrations atmosphériques en CO2, méthane et protoxyde d’azote ont augmenté respectivement de 150%, 264% et 124% par rapport à l’année 1750. Ainsi, le CO2, provenant principalement de la combustion de matières fossiles, contribue à environ 64% de l’effet de réchauffement du climat.
« Il n’y a pas de baguette magique pour faire disparaître l’excès de dioxyde de carbone de l’atmosphère », a souligné Petteri Taalas, insistant sur l’urgence de réduire la consommation de combustibles fossiles.
Connaissant bien le changement climatique et ses implications, la communauté scientifique, selon l’OMM, a besoin de plus d’informations dans plusieurs domaines, comme les « mécanismes de rétroaction » liés au changement climatique.
