Confusion persiste sur la stratégie gouvernementale des niveaux de groupe au collège
La ministre de l'Éducation a expliqué à nos collègues du Monde la mise en place des nouveaux groupes de niveau, qui ont été rebaptisés. Quelle sera donc la nouvelle appellation de ces groupes ?
TL;DR
- La ministre de l’Éducation défend l’instauration de groupes de niveau au collège.
- Les syndicats dénoncent le risque de tri social et de surcharge des effectifs.
- Le terme « groupes de niveau » est abandonné au profit de « groupes de besoins ».
Les groupes de niveaux au collège : polémique et incompréhension
Dans une interview accordée au Monde, la ministre de l’Éducation, Nicole Belloubet, a dévoilé les contours de l’implémentation des groupes de niveau au collège en français et en mathématiques. Une réforme qui suscite une vive opposition.
Une réforme controversée
D’après la ministre, les enseignants devront travailler avec leurs élèves en groupes tout au long de l’année scolaire, en prenant en compte leur niveau et leurs difficultés. Cependant, cette proposition provoque de vives réactions chez les syndicats. Ces derniers dénoncent une mesure pouvant conduire à un « tri social » et à une surcharge des effectifs.
Changement de terminologie
Dans cette confusion, une évolution sémantique est à noter. Alors que le terme « groupes de niveau » est initialement utilisé par la ministre, celui-ci est désormais abandonné au profit de « groupes de besoins ». Cette nouvelle appellation semble répondre aux recommandations des syndicats, qui préconisaient de travailler sur une compétence en un temps limité, tout en gardant l’hétérogénéité d’une classe entière sur le temps long de l’année scolaire.
Confier les clés de la mesure aux acteurs de terrain
La mesure, qui entrera en vigueur à la rentrée 2024, prévoit également de responsabiliser les chefs d’établissements. Ils auront pour mission de déterminer à quels moments de l’année rassembler les élèves en classe entière pour réexaminer la composition des groupes. Cette idée, qui s’écarte du projet initial de Gabriel Attal, semble satisfaire les syndicats.
Conclusion
Si la ministre affiche sa confiance envers les équipes éducatives, elle souligne que cette confiance n’exclut pas les responsabilités et qu’un travail avec les corps d’inspection sera mené pour veiller à la bonne mise en place des groupes. En dépit de ces éclaircissements, l’incompréhension demeure autour de cette réforme.
