Contamination aux métaux lourds : Aucun tampon hygiénique n’est épargné, même les bio !
Une étude américaine a révélé la présence de métaux lourds tels que le zinc, l'arsenic et le plomb dans 14 marques de tampons périodiques vendues en Europe et aux États-Unis. Quelles pourraient être les conséquences pour la santé des femmes ?
TL;DR
- Des métaux lourds trouvés dans 14 marques de tampons.
- Le plomb, particulièrement alarmant, pourrait affecter la santé.
- Les tampons bio sont également concernés.
Alerte sanitaire : Des métaux lourds retrouvés dans des tampons hygiéniques
Une récente étude américaine révèle une réalité troublante sur un produit d’hygiène féminine couramment utilisé : le tampon. Malgré leur utilisation quotidienne par des millions de femmes dans le monde, les tampons ne seraient pas exempts de dangers pour la santé.
Les résultats de l’étude
Publiée début juillet 2024 par l’université de Californie à Berkeley dans la revue Environment International, l’étude a mis en évidence la présence de métaux lourds dans 14 marques de tampons commercialisées en Europe et aux États-Unis. Parmi ces métaux, on retrouve notamment l’arsenic, le chrome, le cadmium, le zinc et le plomb.
Le plomb, en particulier, a été identifié comme le métal toxique le plus présent, avec 120 nanogrammes par gramme de matière analysée. Selon Jenni A. Shearston, l’une des auteurs de l’étude, il n’existe aucun niveau d’exposition au plomb qui soit sans danger pour la santé.
Les risques pour la santé
Les chercheurs restent incertains quant à la capacité de ces métaux à s’échapper du tampon ou à être absorbés par le corps. Si l’absorption se produit, elle pourrait entraîner une série de problèmes de santé, allant de l’anémie aux troubles digestifs, sans oublier des atteintes irréversibles du système nerveux. Les métaux présents dans les tampons pourraient également augmenter le risque de diabète et de cancer, endommager les reins, le foie, le système cardiovasculaire et causer des problèmes d’infertilité.
Il convient de noter que les tampons bio ne sont pas épargnés par cette problématique. En effet, l’étude suggère que les concentrations d’arsenic et de chrome dans ces produits seraient même plus élevées que dans les tampons conventionnels.
Origine de la contamination
Les chercheurs émettent plusieurs hypothèses pour expliquer la présence de ces métaux dans les tampons. Il pourrait s’agir d’une contamination à partir du coton cultivé près de zones polluées, ou de l’eau utilisée lors du processus de fabrication. Ces métaux pourraient également être introduits délibérément pour leurs propriétés antibactériennes ou de contrôle des odeurs.
Face à ces résultats alarmants, les chercheurs appellent à réaliser de nouveaux tests pour évaluer le risque de transfert de ces métaux vers le corps humain.
