Contrôle quasi total des restaurants près des sites olympiques pour Paris 2024
L'organisation considère qu'une toxi-infection alimentaire collective est l'un des risques les plus graves, capable de compromettre directement les compétitions. Quelles mesures sont mises en place pour prévenir cela ?
TL;DR
- France renforce les contrôles sanitaires pour les JO de Paris 2024.
- Déjà 1500 contrôles réalisés autour des futurs sites olympiques.
- L’État envisage de doubler les contrôles alimentaires annuels.
Une vigilance accrue pour les JO de Paris 2024
En prévision des Jeux Olympiques de Paris 2024, la France a décidé de renforcer ses contrôles sanitaires autour des sites olympiques. Cette mesure, dictée par la crainte d’une toxi-infection alimentaire collective, a pour objectif d’éviter tout risque de catastrophe sanitaire qui pourrait mettre en péril l’organisation des compétitions et entacher la réputation du pays.
Une batterie de contrôles déjà en place
Déjà, 1500 contrôles ont été réalisés depuis le début de l’année en Île-de-France, région qui accueillera une grande majorité des épreuves. L’État prévoit de contrôler la quasi-totalité des établissements à proximité des sites olympiques, notamment les restaurants, traiteurs, boulangeries et snacks. Pour ce faire, 142 agents de l’État, renforcés par 31 autres, sont chargés de ces contrôles. Les effectifs de l’agence sanitaire Anses ont également été augmentés pour accroître la capacité d’analyse en laboratoire.
Des mesures préventives et réactives
En cas de maîtrise insuffisante du risque sanitaire, des mesures correctives seront exigées. Si celles-ci ne sont pas appliquées, le préfet pourra prononcer des fermetures administratives. « Il serait quand même assez délicat qu’on ait plusieurs centaines de milliers de personnes qui tombent malades en même temps du fait des repas qui ont été servis par les prestataires », souligne le cabinet du ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau.
Une ambition nationale
Au-delà des JO, le gouvernement français a l’ambition de quasiment doubler le nombre de contrôles réalisés chaque année en France, passant de 55 000 à 100 000. L’objectif étant de protéger les citoyens français et de disposer d’une cartographie précise de l’état sanitaire du secteur alimentaire. Sur les 100 000 contrôles annuels prévus, 25 000 seront réalisés par des agents de l’État et 75 000 par des délégataires, dont l’entreprise privée Bureau Veritas.
