Contrôle quasi-total des restaurants près des sites olympiques pour Paris 2024
L'un des risques majeurs pour l'organisation est une toxi-infection alimentaire collective, qui pourrait directement compromettre les compétitions. Quelles mesures sont prises pour prévenir ce danger ?
TL;DR
Prévenir plutôt que guérir : renforcement des contrôles sanitaires pour les JO
En prévision des Jeux Olympiques à venir, la France a pris la décision de renforcer ses contrôles sanitaires dans le but de prévenir toute éventualité de toxi-infection alimentaire collective. Une telle épidémie mettrait non seulement en péril les compétitions, mais aussi l’image de la France sur la scène internationale.
Une mission d’ampleur
Le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, a souligné l’importance de cette mission. Les contrôles concernent tous les établissements susceptibles de servir de la nourriture aux athlètes et aux visiteurs, notamment les restaurants, traiteurs, boulangeries, et snacks situés à proximité des sites olympiques. Pour illustrer la portée de cette tâche, 1500 contrôles ont déjà été effectués depuis le début de l’année en Île-de-France seulement.
« Si on constate une maîtrise insuffisante du risque sanitaire, on met en demeure le responsable d’apporter des mesures correctives en amont des Jeux. Et s’il n’est pas en capacité de le faire, le préfet peut prononcer des fermetures administratives », a précisé le ministère.
Un renforcement des effectifs
Pour mener à bien cette mission, le ministère de l’Agriculture s’est doté d’un nombre conséquent d’agents : 142, renforcés par 31 autres, dont 26 en Île-de-France où se déroulera la majorité des épreuves. Les effectifs de l’agence sanitaire Anses ont également été augmentés afin d’accroître les capacités d’analyse en laboratoire et la réactivité face à un événement sanitaire.
Un objectif à long terme : doubler les contrôles
Au-delà de la préparation des JO, le gouvernement français envisage de porter à 100 000 le nombre de contrôles annuels, soit presque le double de l’actuel. La France compte 600 000 établissements alimentaires et l’objectif est de visiter la plupart d’entre eux dans les six prochaines années. Cette démarche permettra d’obtenir une cartographie précise de l’état sanitaire du secteur et d’adapter la stratégie de gestion du risque sanitaire en conséquence.
