Controverse autour du financement de l’Assurance chômage par France Travail
Le gouvernement envisage de solliciter l'Unédic pour fournir entre 12% et 13% de ses revenus d'ici 2026, une proposition qui ne satisfait pas les syndicats.
Tl;dr
- Le gouvernement souhaite que l’Unédic finance 12% à 13% de ses recettes d’ici 2026.
- Les partenaires sociaux contestent ce mode de financement.
- Le Medef et la CGT expriment leur mécontentement face à cette proposition.
- Les réformes déjà engagées resteront en place et ne pourront pas être remises en question.
Le gouvernement français souhaite que l’Unédic finance 12% à 13% de ses recettes d’ici 2026
Le bras de fer entre le gouvernement et les partenaires sociaux est lancé. Vendredi 22 septembre, les négociations concernant les nouvelles règles de l’assurance chômage ont débuté, et les participants contestent déjà le financement proposé par le gouvernement.
France Travail, futur successeur de Pôle emploi, au cœur du débat
Le futur organisme France Travail, qui doit remplacer Pôle emploi dès le 1ᵉʳ janvier prochain, aura en charge l’accompagnement de près de 2 millions d’allocataires du RSA, en plus des chômeurs. Pour financer cette nouvelle mission, le gouvernement souhaite que l’Unédic contribue à hauteur de 12% à 13% de ses recettes d’ici 2026.
Des syndicats unis contre cette proposition
Les syndicats, quant à eux, ne voient pas cette proposition d’un bon œil. Le Medef, par la voix de son chef de file des négociateurs Hubert Mongon, a vivement contesté ce mode de financement, affirmant qu’il n’est pas acceptable que l’État « brouille les responsabilités » en matière de financement de l’emploi. De son côté, la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, a déclaré que la lettre de cadrage sur l’assurance chômage était « inacceptable » et que les syndicats refusaient de s’y plier.
Les réformes déjà engagées restent en place
En dépit de ces tensions, les nouvelles projections de l’Unédic doivent être présentées aux négociateurs, selon M. Mongon. Par ailleurs, le document du gouvernement interdit aux partenaires sociaux de remettre en cause le mode de calcul de l’indemnisation, moins favorable depuis 2019 aux demandeurs d’emploi alternant chômage et contrats courts. De plus, la modulation des règles d’indemnisation en fonction de la conjoncture économique, instaurée depuis le 1ᵉʳ février 2023, ne pourra pas être revue.
