Depuis son lancement lundi, la Mission Nature fait face à des répercussions négatives de la part d'associations de défense de l'environnement et de certaines personnalités politiques. Face à ces critiques, le gouvernement a pris la parole pour répondre.
Le « loto de la Biodiversité » : une initiative controversée
Depuis lundi dernier, la Française des Jeux (FDJ) a lancé un nouveau jeu à gratter, baptisé « Mission Nature ». Présenté comme un moyen de soutenir la biodiversité, il suscite pourtant un débat houleux.
Le partage des gains en question
Le principe est simple : chaque ticket coûte 3 euros, dont 43 centimes sont dédiés à la restauration d’écosystèmes. Or, cela signifie que la majeure partie de la mise revient à la FDJ. L’association France Nature Environnement (FNE) s’insurge contre ce qu’elle qualifie d’« arnaque à la biodiversité ». Selon elle, les consommateurs sont trompés, croyant que l’intégralité de leur mise servira à la cause environnementale.
Une somme récoltée jugée dérisoire
La FNE déplore également la somme dérisoire que permettra de lever la « Mission Nature ». Elle estime que les politiques de biodiversité nécessitent au moins 500 à 600 millions d’euros par an. Or, si tous les 14 millions de tickets sont vendus, seuls six millions d’euros seront récoltés.
Le gouvernement à la riposte
Face à ces critiques, le Secrétariat d’État à la Biodiversité, qui pilote le projet, a tenu à répondre. Sarah El Haïry, la Secrétaire d’État chargée de la Biodiversité, a qualifié les détracteurs de « grincheux ». Selon elle, il est mensonger de qualifier la « Mission Nature » d’arnaque. Elle souligne que ce jeu constitue une opportunité pour sensibiliser à la nature et insiste sur le fait que, dans la lutte pour l’environnement, « il n’y a pas de petits pas ».