Coronavirus : Véran annonce le déploiement des tests de dépistage rapides « cette semaine »
Ces tests dits "antigéniques" donnent leur résultat après 15 à 20 minutes, d'après le ministre de la Santé. Un déploiement qui débutera par l'Ile-de-France.
Mardi 8 septembre, le ministre de la Santé a annoncé que les tests rapides du Covid-19, appelés « test antigéniques », allaient commencer à être mis en place à partir de cette semaine. Au micro de France Inter, il a précisé : « Cette semaine, en Ile-de-France, nous devrions commencer à déployer des tests antigéniques, qui sont des tests rapides, (…) on a 15, 20 minutes à attendre et on a le résultat. On devrait démarrer à partir de mercredi à l’AP-HP ».
Les protéines du virus vite repérées
A l’instar du test PCR, ce test rapide s’effectue par prélèvement nasal à l’aide d’un écouvillon. Mais ce qui change ici, c’est qu’il détecte rapidement la présence de protéines du virus. Le ministre a ajouté qu’en ce qui concerne la mise en place de tests salivaires, moins invasifs, « j’attends de façon imminente des résultats d’expérimentations qu’on a menées. Dans les tout prochains jours, je devrais avoir des éléments qui permettront de répondre déjà par ‘oui’ ou ‘non’ à la question de la fiabilité de ces tests ».
Un travail sur la « priorisation » des patients
En outre, Olivier Véran insiste sur la « priorisation » des patients en vue d’effectuer les dépistages. Considérant qu’environ un million de tests sont désormais réalisés chaque semaine, « on ne peut pas davantage augmenter – en tout cas pas massivement – le nombre de tests, donc c’est sur la priorisation qu’il faut travailler », dans le but d’une réduction du délai pour les Français prioritaires. Il précise encore : « Une personne qui est symptomatique, une personne qui est cas contact, doit être testée dans l’urgence. Hors de question qu’elle se fasse refouler d’un laboratoire (…) parce qu’il n’y aurait pas de place. Ce n’est pas possible. Là-dessus, nous allons encore davantage travailler (…) parce que je considère (…) que c’est anormal ».
On est un des pays les plus vaccino-sceptiques : cela doit s’arrêter. Nous n’en avons plus les moyens, alors que nous allons devoir combattre de front le #COVID19 et la grippe. pic.twitter.com/xzpU9qwckn
— Olivier Véran (@olivierveran) September 8, 2020
