À partir de 2026, les coureurs amateurs devront prévoir un budget plus important pour s’inscrire aux courses à pied, qu’il s’agisse de 10 km, de trails ou de marathons, en raison d’une hausse annoncée des tarifs d’engagement.
- Le Parcours de Prévention Santé devient payant en 2026.
- Pass obligatoire pour les courses, valable un an.
- Coût : 5 euros par an, assurance incluse.
Un changement inattendu pour les coureurs amateurs
L’image populaire de la course à pied comme sport accessible, voire gratuit, va bientôt évoluer. Dès 2026, une nouvelle mesure va impacter directement les amateurs de running, notamment ceux qui participent à des compétitions sans être affiliés à un club.
La Fédération Française d’Athlétisme (FFA) a récemment décidé d’apporter des modifications substantielles au dispositif obligatoire encadrant l’accès aux courses.
Vers le Pass Prévention Santé : modalités et nouveautés
Depuis le printemps 2024, la participation à une compétition nécessitait déjà d’obtenir un Parcours de Prévention Santé, communément appelé PPS. Cet outil remplaçait la traditionnelle visite médicale et se réalisait entièrement en ligne. Jusqu’ici, tout était gratuit : il suffisait d’obtenir l’attestation numérique et de la présenter lors de l’inscription. Mais cela ne durera plus.
La grande nouveauté annoncée par la FFA, à l’issue du comité directeur du 12 novembre 2025, consiste à transformer ce PPS en Pass Prévention Santé. Ce pass conservera sa forme numérique mais introduira trois changements majeurs :
- Validité étendue : d’une durée initiale de trois mois, le pass sera désormais valable un an.
- Assurance responsabilité civile intégrée : chaque souscription comprendra cette garantie supplémentaire.
- Paiement annuel : le coût s’élèvera à cinq euros par an, une première pour ce type de parcours jusqu’alors offert.
Qui est concerné par cette réforme ?
Cette évolution touche principalement les adultes non licenciés auprès d’un club affilié à la fédération. Pour eux, chaque inscription à une course nécessitera dorénavant ce pass payant. Du côté des licenciés, rien ne change fondamentalement puisque l’obtention du PPS était déjà indispensable pour décrocher leur licence annuelle – ils n’auront donc pas besoin de renouveler le pass avant chaque course.
Pour ce qui est des mineurs non licenciés, la procédure reste légèrement différente : ils devront toujours remplir un questionnaire spécifique et fournir éventuellement un certificat médical selon les réponses apportées.
L’accessibilité sportive en question
Finalement, cette réforme soulève quelques interrogations dans le milieu sportif français. Si le montant reste modeste comparé au prix de nombreuses inscriptions ou équipements spécialisés, le principe même d’un paiement supplémentaire pourrait rebattre les cartes pour certains coureurs occasionnels.
Reste à voir si ce nouvel équilibre entre prévention santé et accessibilité séduira ou freindra l’essor continu du running amateur dans l’Hexagone.