Covid-19 : fin de la vente d’autotests en supermarchés pour la France

La vente d’autotests de dépistage du virus de la Covid-19 en supermarchés vient de prendre fin en France.

Afin de répondre à la demande durant les ventes de fin d’années et lutter contre le variant Omicron, le gouvernement avait exceptionnellement autorisé les supermarchés à vendre des autotests depuis la fin du mois de décembre 2021 et jusqu’au 31 janvier 2022. Cette autorisation avait d’ailleurs été prolongée de deux semaines face à une demande toujours aussi forte. Le mardi 15 février est venu finalement mettre fin à la vente des autotests dans les supermarchés.

Les autotests dans les supermarchés, c’est terminé

Alors que de nombreux pharmaciens sont montés aux créneaux depuis la commercialisation d’autotests en supermarchés, ils profitent finalement de cette exclusivité depuis hier. Ce retour dans les officines est d’ailleurs jugulé avec une baisse des prix des autotests allant de 20 à 35 %. Leur prix vient ainsi être fixé à 3,35 euros pour les adultes et à 4,10 euros pour les enfants. Ils subiront ensuite une nouvelle baisse de quelques dizaines de centimes à compter du 15 mars prochain. En plus de cela, le tarif des tests antigéniques en pharmacie vient diminuer de 5 €, passant ainsi de 25 € à 20 €. Ces baisses sont notamment dues à l’explosion de la demande de tests et autotests en début d’année, ayant résulté par une facture plus élevée pour la Sécurité sociale ainsi que les ménages.

Au final, la vente d’autotests en supermarchés a été un véritable succès. Au total, près de 17 millions d’autotests auront été par exemple vendus entre le 28 décembre et le 16 janvier, d’après les données du panéliste NielsenIQ. Tout cela pour un chiffre d’affaires de 25 millions d’euros. Cela est d’ailleurs une réussite grâce à des prix très attractifs effectués par les distributeurs, moins de deux euros l’unité pour un autotest. Des enseignes sont même venues les vendre « à prix coûtant » (E.Leclerc et Intermarché par exemple).

Face à l’arrêt de la vente en supermarché, la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) a expliqué « regretter » cette situation, notamment « à un moment où la situation sanitaire continue pourtant de justifier de pouvoir rendre accessibles les autotests en grand nombre ». Elle souligne d’ailleurs que les enseignes de la grande distribution sont « toujours dans l’attente d’une décision concernant la possibilité d’écouler dans les semaines qui viennent les millions de boîtes encore en stock ».