Le fruit de ce palmier fait l'objet a des vertus anti-inflammatoires qui intéressent des chercheurs canadiens de l'Université de Totonto.
Certes, il ne s’agit selon les chercheurs que d’« un simple essai » en vue de contrer certains effets de ce nouveau coronavirus. Mais pour Michael Farkouh et Ana Andreazza, tous deux chercheurs au département de Médecine de l’Université de Toronto, les baies d’açaï « ne coûtent pas cher et sont facilement accessibles à tous, sont sûres, donc ça valait la peine d’essayer ».
Des capacités anti-inflammatoires
Les deux experts travaillent depuis plusieurs années sur ce fruit d’un palmier d’Amérique du Sud, déjà reconnu pour sa réponse aux inflammations grâce à de précédentes études. Pour mener à bien leurs recherches, les universitaires ont fait appel à près de 600 patients brésiliens et canadiens testés positifs à la Covid-19. Deux groupes ont été constitués, les individus du premiers recevant le remède à l’état expérimental, les autres un placebo. L’étude est toujours en cours, doit durer 30 jours et ses résultats seront analysés et rendus publics à la fin de cette année.
Des protéines dignes d’intérêt
Dans le détail, l’extrait de baie d’açaï obtenu cible un groupe de protéines, appelé inflammasome NLRP3, également présentes dans le coronavirus. Michael Farkouh explique à l’AFP qu’à partir du moment où ces protéines entrent en phase active, elles combattent les infections et le stress. Le but ? Grâce à une intervention anticipée basée sur l’extrait de baie, et si sa valeur devait être avérée, les symptômes les plus néfastes liés au Covid-19 pourraient ainsi être prévenus.
