Covid-19 : Rentrée sans inquiétude selon les autorités sanitaires
La Direction générale de la Santé a fourni une mise à jour sur la situation de l'épidémie ce vendredi 11 août. Bien que le taux d'incidence présente une petite augmentation, il demeure toujours à un niveau bas.
Le point épidémiologique du vendredi 11 août 2023
En cette période estivale, l’actualité est une nouvelle fois dominée par le Covid-19. Un nouveau sous-variant d’Omicron, EG.5, appelé Eris, prend de l’ampleur dans plusieurs pays européens, notamment en France.
Santé publique France, dans son dernier bulletin du 2 août 2023, signalait une augmentation des visites aux urgences pour suspicion d’infection par le Covid-19.
De son côté, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé le 9 août 2023 que ce sous-variant passait du statut de variant sous surveillance à celui de « variant d’intérêt ».
La Direction générale de la Santé (DGS) a organisé une conférence de presse le vendredi 11 août 2023 pour faire le point sur la situation épidémiologique. Ses représentants se montrent rassurants.
Niveau d’incidence encore faible
« Le niveau d’incidence (nombre de nouveaux cas d’une maladie) en France demeure faible », assure la DGS. Ce dernier est de 7,7 pour 100 000 personnes, en légère hausse. Tous les groupes d’âge sont touchés, mais la reprise épidémique est plus prononcée chez les personnes âgées de 40 à 49 ans.
L’incidence et la circulation du Covid demeurent à des niveaux bas en France.
Direction Générale de la Santé (DGS) Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 11 août 2023
Sur le plan européen, la tendance est stable avec des indicateurs au niveau bas. « Comparé à d’autres variants que nous avons connus, la dynamique mondiale est plutôt lente« , ajoute la DGS.
Une reprise épidémique localisée
L’augmentation du nombre de cas est limitée et très localisée, principalement dans le Sud-Ouest. Le léger rebond de l’épidémie est « porté » par la région de la Nouvelle-Aquitaine, en particulier par les départements des Landes et des Pyrénées-Atlantiques.
La DGS a noté une augmentation du nombre de cas dans « toutes les régions », surtout dans les zones de vacances très fréquentées.
Cela confirme ce que nous savions déjà : l’effet de regroupement influence l’augmentation du nombre de cas.
Direction générale de la Santé (DGS)
Une surveillance adaptée
Face à ce léger rebond de l’épidémie de Covid-19, faut-il renforcer la surveillance ?
Le portail SI-DEP du ministère de la Santé, qui recensait les résultats des tests antigéniques, a été arrêté le 30 juin 2023.
« Nous n’avons pas baissé la garde, nous avons adapté nos modes de surveillance pour prendre en compte l’évolution de la situation, qui s’intègre désormais parmi les infections respiratoires courantes », précise la DGS, évoquant une « normalisation de la surveillance ».
Pour l’agence de santé publique, il n’est pas question de relancer SI-DEP puisque, depuis le 1ᵉʳ juillet 2023, le Covid est sur la liste des maladies à déclaration obligatoire et est donc « constamment surveillé ».
Qu’en est-il de la rentrée ?
Des changements réglementaires pourraient être envisagés pour l’automne et l’hiver, prévient la DGS. Cette période est plus favorable à la circulation des virus (Covid, grippe, virus responsable de la bronchiolite).
La DGS ne sonne pas pour autant l’alarme pour la rentrée : « Les autorités sanitaires ne sont pas inquiètes. »
