Ils rappellent qu'une première injection ne protège pas totalement contre l'infection, et qu'en cela il est primordial de conserver les gestes barrières.
Le nombre de primo-vaccinés augmentant, les médecins constatent de plus en plus de cas dits de « syndromes du vacciné« , qui consiste en un relâchement des précautions sanitaires suite à la première injection. Et les anticorps ayant besoin de 15 jours pour se développer, ce relâchement a pour conséquences des cas de contamination « post-première dose », observés dans de nombreux hôpitaux français.
La première dose vue « comme un totem »
Ainsi au Parisien, l’infectiologue Benjamin Davido qui travaille à l’hôpital de Garches (Hauts-de-Seine) dit avoir « de plus en plus ce type de patients » : « Ils voient leur première dose comme un totem, alors que les tout premiers anticorps n’apparaissent qu’au bout de 15 jours puis grimpent peu à peu ». Le Professeur Jean-Michel Constantin, secrétaire général de la Société française d’anesthésie et de réanimation (hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris), en a aussi rencontré mais selon lui, ces contaminations n’occasionnent pas « de réelles vagues de réanimation ».
Un risque de Covid long chez certains jeunes
En revanche, elles peuvent causer une « forme carabinée de la maladie ou même, pour les plus jeunes un Covid long », ajoute-t-il. Karine Lacombe, cheffe du service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Saint-Antoine (Paris) rappelle pour sa part qu’« On est vraiment protégé qu’après la seconde dose ».