Crédit immobilier : Le HCSF assouplit ses recommandations d’octroi de crédit
La décision du Haut Conseil de stabilité financière était attendue, notamment par les Français ayant un projet immobilier en 2021, et il y a une bonne nouvelle pour eux.
Les primo-accédants auront moins de difficultés afin d’accéder au crédit annonce le HCSF (Haut Conseil de stabilité financière). Ainsi, l’organisme lâche du lest après l’excellente tenue des banques et de la situation économique.
Davantage de marge aux banques
Dès à présent, les banques auront plus de marge sur le calcul du taux d’endettement, les différés d’amortissement dans le neuf et les exceptions accordées. En matière de crédit immobilier, le HCSF rappelle dans son communiqué de presse qu’il faut : « Préserver des pratiques saines tout en conciliant un accès large au crédit et des conditions d’octroi qui assurent la stabilité financière et la protection des ménages« .
Allongement des emprunts sur le neuf et une marge de manœuvre plus grande pour les banques
Pour les banques, il y aura donc un assouplissement des recommandations pour l’octroi d’un crédit immobilier, avec des taux d’endettement relevés, un allongement des emprunts sur le neuf et une marge de manœuvre plus grande pour les établissements bancaires. Le taux d’effort, ou taux d’endettement, calculé pour accorder un crédit ou non à un couple, passera en 2021 de 33 à 35 %. Les crédits dans le neuf pourront intégrer deux années d’amortissements, permettant aux acheteurs d’étaler leurs paiements sur vingt-sept ans au lieu de vingt-cinq aujourd’hui.
Mesures insuffisantes pour les professionnels du secteur
Pour la porte-parole de ‘Vousfinancer’, Sandrine Allonier, cela reste positif : « Pouvoir désormais emprunter sur 25 + 2 ans de différé au lieu de 23 ans + 2 ans, permet pour un couple avec 3 000 € de revenus, d’emprunter 16 740 € de plus que sur 23 ans, pour une même mensualité de 1000 € par mois ce, qui n’est pas négligeable (soit 250 040 € à 1,5 % sur 25 ans contre 233 300 € sur 23 ans) ». Pour d’autres professionnels du secteur, ces mesures sont insuffisantes. Selon eux, les jeunes et les plus modestes ne pourront avoir accès au crédit.
