Crise au Sénégal : Troisième décès, la révolte persiste
La contestation dans le sud du Sénégal a malheureusement entraîné la mort d'un lycéen de 19 ans lors d'affrontements avec les forces de sécurité, portant le bilan à trois décès. Cela soulève la question : jusqu'où iront ces tensions ?
TL;DR
- Un lycéen de 19 ans tué lors de heurts au Sénégal.
- Troisième mort depuis le début de la contestation électorale.
- Le président Sall repousse les élections, provoquant un tollé.
Une tragédie au Sénégal
Le Sénégal est en deuil suite à la perte d’un jeune lycéen de 19 ans, victime des affrontements avec les forces de sécurité dans le sud du pays. Ce tragique événement porte à trois le nombre de tués depuis le début de la contestation politique.
Contestation et violence
Le jeune Landing Camara (dit Diedhiou) a succombé à ses blessures à l’hôpital régional de Ziguinchor, un bastion de l’opposition dirigée par Ousmane Sonko, actuellement emprisonné. Ces affrontements entre les jeunes et les forces de sécurité ont eu lieu à la suite du report inattendu des élections présidentielles par le président Macky Sall.
Les répercussions de ce report se font déjà sentir, avec une vague de contestation qui a secoué tout le pays. Les forces de sécurité ont dispersé les rassemblements, en utilisant même des gaz lacrymogènes.
Le jeu politique
Le président Sall a suscité la surprise en repoussant les élections à trois semaines du scrutin, une décision entérinée par l’Assemblée nationale qui a voté un ajournement de l’échéance électorale au 15 décembre, après avoir expulsé par la force les députés de l’opposition.
Cette décision a été largement critiquée sur les réseaux sociaux, l’opposition criant au « coup d’Etat constitutionnel ». Les partenaires internationaux du Sénégal ont exprimé leur préoccupation et appelé à organiser des élections le plus rapidement possible.
La réaction internationale
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, l’ambassade des Etats-Unis au Sénégal a présenté ses condoléances aux familles et amis des victimes, exhortant toutes les parties à agir de manière pacifique et mesurée. De plus, elle a appelé le président Sall à rétablir le calendrier électoral pour apaiser la situation.
La mobilisation s’est même étendue à la diaspora sénégalaise, avec des manifestations à Paris et Berlin. Une nouvelle manifestation est prévue mardi, organisée par un collectif de la société civile nommé « Protégeons notre élection ».
Malgré la répression, la lutte pour la légalité constitutionnelle se poursuit. « La désobéissance civile est une arme que l’on va utiliser pour mettre ce pays à l’arrêt et rétablir la légalité constitutionnelle », a déclaré à l’AFP Malick Diop, coordinateur de ce collectif.
