Crise de santé mentale chez les ados français : dépression et pensées suicidaires en hausse alarmante
D'après une récente étude de Santé Publique France, la santé mentale et le bien-être des collégiens et lycéens se sont considérablement détériorés depuis 2018. Quelles pourraient être les causes de cette situation alarmante ?
TL;DR
- La santé mentale des collégiens et lycéens s’est dégradée depuis 2018.
- Les idées suicidaires et le risque de dépression augmentent, particulièrement chez les filles.
- Plusieurs facteurs sont identifiés, dont la pandémie de Covid-19 et la pression scolaire.
Un constat alarmant : la santé mentale des jeunes en déclin
Une étude récente de Santé publique France met en lumière une dégradation significative de la santé mentale et du bien-être des collégiens et lycéens depuis 2018. Les résultats, publiés ce mardi, soulignent une augmentation des pensées suicidaires, particulièrement chez les filles, et un risque accru de dépression chez les adolescents.
Une détérioration plus marquée chez les jeunes filles
L’étude, intitulée Enquête nationale en collèges et en lycées chez les adolescents sur la santé et les substances (EnCLASS), souligne une dégradation plus importante chez les jeunes filles. Les pensées suicidaires ont ainsi augmenté de 7 points chez les filles et de 4 points chez les garçons. De plus, les plaintes récurrentes d’ordre psychologique, telles que les difficultés à s’endormir, la nervosité et l’irritabilité, sont en hausse, particulièrement chez les filles.
Le sentiment de solitude grandissant avec l’évolution de la scolarité
« Cette dégradation va de pair avec l’augmentation du sentiment de solitude tout au long de la scolarité », indique l’étude EnCLASS. En effet, le niveau de bien-être mental diminue rapidement avec l’évolution de la scolarité. Par exemple, si 7 collégiens sur 10 déclarent un bon niveau de santé mentale en 6e, ils ne sont plus que la moitié en 3e.
Les facteurs de risque identifiés
Santé publique France identifie plusieurs facteurs de risque pouvant expliquer cette dégradation, parmi lesquels la pandémie de Covid-19, les conflits armés, les attentats, la crise climatique, la pression scolaire et les risques liés à internet et à l’utilisation des médias sociaux. L’agence n’exclut pas non plus, parmi les causes possibles, une plus grande capacité à exprimer son mal-être et ses souffrances que chez les précédentes générations.
En conclusion, cette étude confirme une tendance déjà amorcée en 2018, avec une dégradation de la santé mentale des jeunes, et plus particulièrement des jeunes filles. Il est donc essentiel de prendre des mesures pour contrer cette tendance et soutenir la santé mentale de nos jeunes.
