Cyberattaque massive sur France Travail : 43 millions d’individus touchés
Entre le 6 février et le 5 mars 2024, France Travail a subi une cyberattaque, entraînant le vol de données personnelles. Quelles mesures l'entreprise prendra-t-elle pour prévenir de tels incidents à l'avenir?
TL;DR
- France Travail a subi une cyberattaque massive entre février et mars 2024.
- Jusqu’à 43 millions de personnes pourraient être concernées par le vol de données personnelles.
- Les mots de passe et les coordonnées bancaires ne sont pas concernés.
Une cyberattaque sans précédent frappe France Travail
Un séisme numérique a secoué France Travail. L’organisme a été la cible d’une cyberattaque massive sur une période d’un mois allant du 6 février au 5 mars 2024, selon une annonce récente de Cybermalveillance.gouv.fr, l’organe officiel de l’État en charge de la gestion des menaces numériques. Le service Cap Emploi a également été affecté par cette attaque.
Une enquête en cours
Une plainte a été déposée par France Travail et une enquête préliminaire est actuellement menée par la Brigade de Lutte Contre la Cybercriminalité de la Direction de la Police Judiciaire de Paris. Un système de plainte simplifiée est désormais accessible en ligne pour les personnes touchées par l’incident.
Qui est concerné ?
Le communiqué officiel de France Travail révèle que les données personnelles des demandeurs d’emploi, qu’ils soient actuellement inscrits ou qu’ils l’aient été au cours des 20 dernières années, ainsi que les personnes non inscrites mais disposant d’un espace candidat, sont potentiellement concernées. Le chiffre est vertigineux : jusqu’à 43 millions de personnes pourraient être affectées par ce vol de données. Malgré l’ampleur de l’incident, France Travail assure qu’il n’y a pas de risque sur l’indemnisation ni sur l’accès à l’espace personnel.
Quelles données ont été dérobées ?
Suite à des « investigations techniques », France Travail a publié une liste des données exposées lors de la cyberattaque. Parmi celles-ci figurent le nom et le prénom, le numéro de Sécurité sociale, la date de naissance, l’identifiant France Travail, les adresses mail et postales, ainsi que les numéros de téléphone. France Travail tient à rassurer les utilisateurs : les mots de passe et les coordonnées bancaires ne sont pas concernés par cet acte de cybermalveillance.
