Deux décès ont été recensés aux États-Unis dans une vaste épidémie de cyclosporose. Cette infection digestive peut durer et déshydrater fortement.
En bref
- Deux morts recensés dans l’épidémie américaine
- La diarrhée aqueuse est le symptôme principal
- Le risque majeur reste la déshydratation
La cyclosporose provoque d’abord des troubles digestifs parfois très marqués. Le signe le plus typique reste une diarrhée aqueuse, décrite dans certains cas comme explosive, avec des selles très liquides, abondantes et répétées.
À cela s’ajoutent souvent des crampes abdominales, des ballonnements, des gaz, mais aussi des nausées et des vomissements. Ces symptômes apparaissent en général entre deux et quatorze jours après l’ingestion d’une eau ou d’un aliment contaminé. Une perte d’appétit est fréquente, avec parfois une perte de poids.
Une infection digestive qui frappe vite
L’infection est causée par le parasite Cyclospora. Chez certaines personnes, les troubles digestifs se calment puis reviennent. Résultat, la maladie peut s’installer pendant plusieurs semaines, avec une fatigue qui finit par peser.
Ce point compte, parce qu’on n’est pas face à un simple épisode digestif de quelques heures. Chez une personne en bonne santé, l’infection peut parfois disparaître seule. Mais ce n’est pas systématique, et la durée des symptômes complique la récupération.
Pourquoi la déshydratation inquiète autant
Le principal danger, ce n’est pas seulement la diarrhée ou les vomissements pris séparément. C’est la déshydratation qu’ils peuvent provoquer, en faisant perdre beaucoup d’eau à l’organisme.
Elle accentue la fatigue et fragilise davantage les personnes déjà malades. Les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes immunodéprimées sont considérés comme plus exposés aux formes graves.
Dans le Michigan, les autorités sanitaires ont précisé que les deux personnes décédées présentaient des problèmes de santé préexistants, susceptibles d’avoir été aggravés par l’infection et par la déshydratation.
Comment on attrape la cyclosporose
La contamination survient surtout en avalant de l’eau souillée ou des aliments contaminés. Le parasite peut se trouver sur des fruits frais ou des légumes mal lavés.
Aux États-Unis, l’épidémie de l’été 2026 a déjà causé plus de 18 000 cas, avec des centaines d’hospitalisations et deux morts. Un foyer a notamment été relié à des laitues contaminées importées du Mexique.
En revanche, la transmission directe d’une personne à une autre reste exceptionnelle. Le parasite rejeté dans les selles doit d’abord mûrir plusieurs jours avant de devenir infectieux.
Une maladie parfois longue, avec un traitement de référence
Quand les symptômes durent, un traitement spécifique est souvent recommandé. Le médicament de référence est le cotrimoxazole, utilisé pour éliminer le parasite.
Bref, le tableau est connu, mais il ne doit pas être minimisé. Ce qui change avec ces deux décès, c’est le niveau d’attention porté à une infection qui peut sembler banale au départ, alors qu’elle épuise l’organisme sur la durée.