Découverte alarmante en France : une tique géante vecteur d’une fièvre hémorragique potentiellement mortelle

La tique Hyalomma marginatum, vecteur de la maladie virale fièvre hémorragique de Crimée-Congo, est désormais présente en France, notamment autour de la Méditerranée. Quels pourraient être les impacts de sa présence ?

  • La tique hyalomma marginatum porteuse du virus de la FHCC est désormais présente en France.
  • La fièvre hémorragique de Crimée-Congo peut provoquer une létalité atteignant 40%.
  • La tique est présente en France, surtout sur le pourtour méditerranéen, en Corse, en Ardèche et en Drôme.

La menace silencieuse de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo

Alors que la maladie de Lyme et l’encéphalite à tiques sont déjà connues du grand public, une nouvelle menace plane sur la France : la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (FHCC). Cette maladie virale est transmise par la tique de l’espèce hyalomma marginatum, qui est maintenant présente sur le territoire français.

Le risque est réel

Le 24 octobre 2023, Santé publique France a annoncé que le virus de la FHCC avait été détecté pour la première fois en France chez des tiques hyalomma marginatum, prélevées sur des bovins. Bien que le virus soit le plus souvent asymptomatique ou paucisymptomatique (presque sans symptômes), il peut parfois provoquer une fièvre hémorragique, avec un taux de mortalité pouvant atteindre 40%.

Il n’y a pas encore eu de cas humain enregistré en France, mais le risque de contamination est bien réel. La tique est présente sur l’ensemble du pourtour méditerranéen, en Corse, en Ardèche et en Drôme. Depuis 2013, 13 cas de FHCC autochtones ont été enregistrés en Espagne.

La propagation du virus

Les tiques sont infectées en se nourrissant du sang de leur hôte dans les zones endémiques, qui s’étendent de l’Asie à l’Afrique, en passant par l’Europe du Sud et de l’Est. Elles sont ensuite transportées par les oiseaux migrateurs qui les relâchent au-dessus des territoires survolés.

Les tiques adultes se nourrissent sur de grands mammifères, tandis que les larves et les nymphes se trouvent sur de petits vertébrés. Les humains deviennent des hôtes « accidentels » de la tique lorsqu’ils entrent dans les écosystèmes où vivent les hôtes habituels de l’hyalomma. La contamination est également possible par contact avec des animaux d’élevage et par transmission interhumaine en cas de contact avec le sang ou les liquides organiques.

Prévention et traitement

Il n’existe pas de médicament curatif clairement validé, ni de vaccin validé par les instances sanitaires internationales pour la FHCC. Pour se protéger de la piqûre de tique, il est recommandé de porter des vêtements couvrants et des chaussures fermées lors des sorties en nature, d’inspecter son corps et celui des enfants de retour de promenade et de retirer le plus rapidement possible toute tique détectée.

En cas de symptômes pseudo-grippaux ou de saignements inexpliqués dans les deux semaines suivant une piqûre de tique, il est recommandé de consulter un médecin.