Découverte au Brésil: Deux premiers décès liés à la mystérieuse fièvre d’Oropouche
Deux femmes au Brésil sont décédées suite à la "fièvre d'Oropouche", une maladie jamais observée auparavant, selon les informations du ministère de la Santé brésilien. Quelles seront les mesures prises pour endiguer cette nouvelle menace sanitaire ?
TL;DR
- La « fièvre d’Oropouche » cause deux décès au Brésil.
- Le virus est similaire à une forme sévère de dengue.
- Il n’existe aucun traitement ou vaccin spécifique.
La fièvre d’Oropouche : Une première mondiale inquiétante
Le Brésil est touché par une maladie inconnue jusqu’alors mortelle. Deux jeunes femmes, originaires de l’État de Bahia, sont tombées sous le coup de cette maladie non identifiée, la « fièvre d’Oropouche ». Le ministère de la Santé du Brésil a confirmé ces premiers décès mondiaux dus à cette maladie. Ces victimes présentaient des symptômes similaires à une forme sévère de dengue, sans avoir de comorbidités connues, révélés par le quotidien brésilien O Globo.
La maladie : un virus transmis par les moustiques
Les recherches menées par l’Institut Pasteur ont identifié le coupable. Il s’agit d’un arbovirus, le virus Oropouche, qui est transmis par des insectes se nourrissant de sang tels que les moustiques, spécifiquement le Culicoides paraensis. Ce virus fait partie de la famille des Peribunyaviridae et circule en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Plusieurs épidémies ont été signalées au Brésil mais aussi au Pérou, Venezuela, Panama, Trinidad, Tobago et Équateur.
Symptômes et conséquences
Après une période d’incubation de quatre à huit jours, les symptômes sont similaires à ceux de la dengue. Les patients présentent de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, des éruptions cutanées, des douleurs articulaires et des troubles digestifs. Certains peuvent développer des formes neurologiques similaires à une méningite lymphocytaire. La durée de la maladie est généralement de trois à six jours, mais une récurrence des symptômes peut parfois durer deux à trois semaines. Il n’existe aucun traitement spécifique ni vaccin contre ce virus. La seule solution pour l’instant est la lutte contre les moustiques vecteurs du virus.
Transmission de la mère au fœtus
Les autorités sanitaires brésiliennes ont également signalé six cas possibles de transmission verticale de la maladie, c’est-à-dire de la mère au fœtus. Cette découverte intervient alors que le pays est frappé par l’épidémie de dengue la plus meurtrière de son histoire, avec près de 5000 morts confirmées cette année.
