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Santé

Découverte de foyers de la maladie de Charcot : voici les départements français les plus touchés

Santé > Maladie de Charcot
Par Jérôme publié le 18 mars 2026 à 15h00.
Image d un scan cérébral sur écran d ordinateur

Image d'illustration. Image d un scan cérébral sur écran d ordinateurADN

Des regroupements inhabituels de cas de sclérose latérale amyotrophique, également appelée maladie de Charcot, ont été relevés dans plusieurs zones du territoire. Certains départements français présentent ainsi une concentration nettement supérieure à la moyenne nationale.

Tl;dr

  • Des disparités régionales marquées pour la maladie de Charcot.
  • Incidence stable, traitements toujours quasi inexistants.
  • Causes des différences géographiques encore mal expliquées.

Des disparités frappantes selon les régions françaises

Au fil d’une décennie de surveillance, Santé publique France met en lumière une réalité troublante : la distribution des maladies du motoneurone, au premier rang desquelles la maladie de Charcot, n’est pas uniforme sur le territoire. Publiée ce mardi 17 mars 2026, l’étude relève notamment que certaines régions, comme la Bretagne, les Pays de la Loire, l’Auvergne-Rhône-Alpes ou encore l’Occitanie, sont bien plus exposées, enregistrant parfois jusqu’à trois fois plus de cas que la moyenne nationale.

Les taux oscillent entre 1,06 pour 100 000 habitants en Guyane et grimpent à 3,77 en Bretagne. Cette cartographie détaillée fait également apparaître des zones départementales à forte mortalité, telles que la Lozère ou le Morbihan, tandis qu’à l’opposé, les départements ultramarins et la Haute-Corse sont relativement épargnés.

L’incidence et la mortalité restent stables au fil du temps

Sur la période 2010-2021, en moyenne 2 250 nouveaux cas et 1 840 décès liés aux maladies du motoneurone ont été enregistrés chaque année en France (hors Mayotte). Malgré l’absence persistante de traitements efficaces — un constat frustrant après des décennies de recherche — les chiffres d’incidence (entre 3 et 3,5 pour 100 000 habitants/an) et de mortalité (entre 2,7 et 3) se maintiennent à un niveau comparable à celui observé dans le reste de l’Europe.

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Il apparaît que ces pathologies neurodégénératives frappent davantage les hommes ainsi que les personnes âgées, particulièrement entre 70 et 79 ans.

Des zones de « surrisque » localisées difficilement explicables

L’analyse pousse plus loin, jusqu’à l’échelle infradépartementale : huit zones précises réparties entre la Bretagne et les Pays de la Loire présentent un risque accru. D’autres foyers se dessinent autour de Nîmes-Avignon-Alès ou Clermont-Ferrand pour l’incidence, et près de Lorient-Vannes ou Saint-Étienne pour la mortalité. L’explication ? À vrai dire, elle échappe encore largement aux scientifiques.

Voici les pistes avancées par les experts pour expliquer ces variations :

  • Facteurs génétiques
  • Expositions environnementales ou professionnelles : pesticides, métaux lourds…
  • Habitudes tabagiques ou pollution atmosphérique locale

L’énigme demeure sur l’origine de ces maladies

Malgré ces observations précises sur le terrain, il faut bien reconnaître que les causes profondes restent énigmatiques. Les chercheurs explorent plusieurs hypothèses – du poids de la génétique à celui des polluants –, sans pouvoir établir de lien définitif pour le moment.

Face à cette incertitude, une seule certitude émerge : il faudra encore redoubler d’efforts pour comprendre ce fléau qui demeure largement incurable aujourd’hui.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Des disparités frappantes selon les régions françaises
  • L’incidence et la mortalité restent stables au fil du temps
  • Des zones de « surrisque » localisées difficilement explicables
  • L’énigme demeure sur l’origine de ces maladies
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