Découverte : Que savez-vous sur la Tordeuse verte du chêne, cette chenille présente dans nos arbres ?

La tordeuse verte du chêne, un membre de la famille des lépidoptères, est un habitant courant de la faune française. En se nourrissant des feuilles de chêne, elle peut parfois inhiber la croissance des glands. Mais comment peut-on lutter contre ce phénomène ?

TL;DR

  • La tordeuse verte du chêne, un lépidoptère, est présente en France.
  • Elle se nourrit de feuilles de chêne, impactant parfois la croissance des glands.
  • Malgré cela, elle n’est pas considérée comme une menace pour l’écosystème forestier.

La tordeuse verte du chêne, un acteur millénaire de nos forêts

La petite tordeuse verte du chêne fait partie de nos paysages depuis plus de 60 millions d’années. Appartenant à la famille des lépidoptères, elle se nourrit des feuilles du chêne, empêchant parfois le développement des glands.

Une présence discrète mais notable

Cet insecte est présent partout dans l’Hexagone, prédominant dans les forêts où le chêne est roi. Son cycle de vie annuel débute avec la ponte de ses œufs, déposés en haut des arbres, et qui éclosent autour du mois de mars. Ces œufs, difficilement visibles à l’œil nu, passent l’hiver à l’abri dans l’arbre.

Un impact sur l’écosystème à relativiser

Même si les tordeuses vertes sont parfois désignées comme des ravageurs des chênes par le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Ces insectes, bien que phyllophages, ne mettent pas en danger la survie de nos forêts. Ils peuvent occasionner une absence partielle, voire totale de glands en cas de forte attaque, mais leur régime alimentaire n’a pas changé.

« Il n’y a rien de nouveau dans l’évolution de cet insecte dont la population est régulée par les prédateurs (oiseaux, insectes par exemple…). Il faudrait des quantités astronomiques, phénoménales et quasi anormales pour que les chênes soient en danger », précise Alexis Borges, chargé d’études en entomologie à l’Office pour les insectes et leur environnement (Opie).

Des variations de population sans conséquences

En effet, si certaines générations d’insectes peuvent être plus nombreuses, cela n’induit pas une destruction de ces arbres. La chenille n’a aucun intérêt à détruire sa plante hôte. Et même si l’hiver est moins froid, entraînant une baisse de la mortalité, il n’y a pas de raison de s’alarmer.

La tordeuse verte du chêne n’est donc pas dangereuse pour les arbres et ne l’est pas non plus pour les humains, elle n’est pas urticante. Nous pouvons donc continuer d’observer ces chenilles, sans craindre pour l’avenir des chênes de nos forêts.